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Décembre 2019


Une entrevue à ne pas manquer de Stéphane Bureau avec Raôul Duguay sur Ici Première (Radio-Canada) diffusée le 14 décembre 2019. L'entrevue est disponible en rattrapage sur le site de l'émission Bien entendu.

Décembre 2019 jusqu'au 5 janvier 2020
À Laval sur le site d'Illumi, la Galerie Illumi, sous la tente VIP, est heureuse de présenter l’exposition des œuvres faisant partie de la série Fleurir à l’Infini. L'originalité de ces tableaux, c'est qu'ils ont été créés en tandem par deux peintres : Raôul Duguay et Henri Desclez. On peut en avoir un aperçu ici.


Hommage à Jean-Claude Labrecque

Voici le texte de l'hommage rendu par Raôul Duguay à l'un de nos plus grands cinéastes, qui a filmé La Nuit de la poésie en 1970 et 1980.

JEAN-CLAUDE LABRECQUE (1938-2019)

In Pace


Cher Jean-Claude

Me voici devenu un jardin
Avec ses mille bourgeons, avec ses mille fleurs
Comme un bouquet de paix en ton honneur

À la Nuit de la poésie en 1970
Accompagné par l’Infonie
J’arrivais en culottes courtes sur un tricycle doré
Je venais prononcer un discours sur l’enfance de l’art
En me souvenant des paroles de ma mère :
«Si tu veux devenir poète
Mange ta soupe à l’alphabet. »
Que la lettre soit dans l’esprit et l’esprit dans la lettre
Que Toutunchacun redevienne propriétaire de lui-même
Que les colombes s’envolent de la bouche de Toulmonde
Que Toulmonde soit le nombril du monde


Comme une troisième oreille
À l’écoute des silences entre les mots
De notre délivrance
Ta caméra était à trois doigts de ma bouche

À la Nuit de la poésie
Pour la première fois dans l’histoire
Le poids de la parole vive des poètes
Était plus important que celle des politiciens
Ta caméra était braquée sur la bouche de la poésie
Tu as vraiment donné un sens à notre devise : Je me souviens.

Enfin la parole sortait des ténèbres de la peur
Enfin dire ce que l’on est
Est le premier pas d’une marche vers notre souveraineté

Dans tous tes films tu as senti
Palpiter le cœur du peuple
Et donné à voir l’espérance

Ton héritage aux générations de l’avenir
C’est le portrait de l’identité d’un Kébèk
En marche vers sa libération

S’il est vrai que l’œuvre d’un artiste transcende l’homme
Ton précieux et généreux legs à l’histoire du Kébèk
Consiste dans ta lecture précise et précieuse de notre territoire
Et la mémoire vibrante des gens qui l’habitent

Il est vrai qu’une image vaut mille mots
Mais pour un poète, un mot vaut mille images

Il n’y a de repos que pour celui qui cherche
Il n’y a de repos que pour celui qui trouve
Tout est toujours à recommencer
La vérité est une petite poignée d’eau
Qui coule entre nos doigts
Le corps meurt, l’esprit demeure

Il n’y a de repos que pour celui
Qui cherche la source de la vie
Il n’y a de repos que pour celui qui la trouve
Au plus profond de son esprit
Au plus profond de son cœur

Mon cher Jean-Claude
Ce voyage sur Terre est bien court
Tu as consacré beaucoup de tes jours
A donner avec générosité
Le meilleur de toi-même
Au bénéfice de notre communauté

Mon cher Jean-Claude
Bravo et merci
De continuer d’être dans notre mémoire
Ce que tu as toujours été :
Un œil de lumière sur notre histoire

Que la lumière éternelle de l’amour
Entoure chacun de tes jours
Dans l’autre monde
Où tout est vivant
Et à jamais allélouille

Il n’y a de repos
Que pour celui qui trouve la paix
Il n’y a de repos que pour celui qui va
Cueillir le miel de l’éternité

Bon voyage mon ami JEAN-CLAUDE


Fête nationale du Kébèk — Juin 2019

Discours patriotique de Raôul Duguay 
prononcé lors des Festifolies en Armandie à Saint-Armand, le 23 juin 2019 

Le pont entre générations et nations 

Kébékoises Kébékois
Pour la 185 ième fois
Joyeuse Fête nationale!

Dans toute l’Armandie
Ô Kébèk!
Comme tu es beau
Quand tu fais flotter bien haut ton drapeau
Et plus particulièrement ici à Saint-Armand-les-Vents
Où je vis depuis bientôt cinquante ans
Où j’ai planté mon bureau en plein milieu des champs

Aujourd’hui dans les villes et villages du Kébèk
Nous sommes 8 millions à célébrer avec fierté
La beauté de notre identité
Et celle de nos heureux partages

C’est dans notre cœur et dans notre esprit
Que nous portons notre patrie chérie
Notre cœur est aussi grand que notre territoire
Notre cœur est aussi grand que notre histoire

Ô KÉBÈK, pays de nos amours

Pères, mères, grands-pères, grands-mères, arrière-grands-parents
Vous, qui avez survécu à vos misères
Vous, qui avez fait naître notre nation
À partir de vos rêves et de vos passions
Générations d’antan
Vous êtes toutes demandées au parloir
Le temps est venu de communiquer avec vos enfants
D’allumer dans leurs cœurs le feu sacré de l’espoir
Car nous sommes ce qui nous survit
Nous sommes unis à tout ce qui vit

Le véritable tremplin de l’évolution
C’est le dialogue entre les générations,
La coopération entre les nations
Comme la liberté commence par l’éducation
La coéducation de toutes nos générations
Voilà la victoire de la véritable démocratie
Voilà la gloire d’une authentique humanité

Lorsque jeunes et moins jeunes sont réunis
Ils se donnent mutuelle propulsion
Vers une plus grande créativité
Dans la bonté et dans la dignité

Nous sommes ce qui nous survit
Bien sûr, toute génération se définit
En se différenciant de celle qui la précède
Mais ce sont le partage et l’entraide
Qui créent la solidarité intergénérationnelle
Et donnent à notre nation une dimension universelle

Partout sur notre planète d’autres peuples découvrent
La puissance et l’abondance de notre génie créateur
Les portes de tous les pays du monde s’ouvrent
Pour accueillir et jouir des fruits de notre labeur

Notre puissance, c’est notre imagination
Faire en même temps l’utile et l’agréable
Bâtir un monde équitable et viable
Un monde prospère qui protège la nature
Notre culture a bon vent dans ses vastes voilures
Les lumières de nos esprits rayonnent autour de la Terre
Dans la vibrante symphonie de notre humanité
Nous chantons : Je me souviens

Il est venu enfin le temps de faire alliance
Avec les peuples autochtones qui étaient ici bien avant nous
Et de leur exprimer notre reconnaissance
Pour nous avoir appris à parler à l’esprit de la Terre

Kébèk, c’est nous, gens de toutes les couleurs
Gens venus d’ailleurs pour prendre ici demeure

Que vous soyez Français, Anglais, Russe ou Chinois
Indien, Africain, Allemand, Belge ou Haitien
Mexicain, Américain, Portugais, Vietnamien ou Italien
Vous êtes toutes et tous des Kébékoises et des Kébékois
Chacune et chacun dévoile les richesses de sa culture
Et entre nos cultures, il n’y a plus de clôtures

Car la richesse de l’humanité
Réside dans sa diversité
L’unité dans la diversité
Est toujours promesse de prospérité

Chacun chacune de nous est le Kébèk
Belle journée pour se donner des beaux becs

_______________________________________________________

Lettre à la jeunesse

Comme le Kébèk est beau sous le ciel
Quand il rêve de voler de ses propres ailes!
Ô belle jeunesse du Kébèk
Richesse infinie de notre espèce
Promesse d’un nouveau monde meilleur
Nous sommes vos racines vous êtes nos fleurs
Vous portez le destin de notre nation

Vous, nos enfants, nos amours pour toujours
Au plus profond de nos coeurs
Pour faire grandir notre bonheur
Nous vous avons rêvés

Pour donner un sens à notre humanité
À l’histoire de nos pères et de nos mères
Dans notre chair dans notre sang
Dans la joie et dans la lumière
Nous vous avons portés
Vous êtes nos plus beaux printemps
Sur nos propres épaules nous vous avons élevés
Pour que vous puissiez voir venir au bout de l’horizon
L’espérance d’un avenir heureux
Où la vie sera pour chacun et pour toujours
Le royaume de l’amour

Aujourd’hui, c’est votre tour, vous nos chers enfants
À votre tour de porter au bout de vos bras
Vos enfants et les enfants de vos enfants
Pour qu’ils réalisent leurs rêves ici-bas

Vous êtes des rêveurs des rêveurs réveillés
La tête dans le ciel et les deux pieds sur terre
Votre vision est locale et planétaire
C’est vous qui nous portez vers notre pleine liberté
« La liberté commence où l’ignorance finit »
C’est Victor Hugo qui l’a dit

De toutes les générations du Kébèk
Vous êtes la plus et la mieux éduquée
Votre foi dans la nation, voilà notre espoir
Votre génie créateur, voilà notre victoire

Entre nos générations, bâtissons de nouveaux ponts
Ouvrons de grands chemins vers notre coexistence
Notre vrai point d’appui pour soulever la nation
Jusqu’à son indépendance, c’est l’interdépendance
De toutes nos générations

La première chose que tout peuple digne de son nom
Se doit de conquérir et de chérir
C’est sa langue, source et fleuve de sa culture
Écho de son cœur et de son esprit

C’est dans la langue française que le Kébèk vibre
Mais aucun être humain n'est vraiment libre
S’il ne peut lire ni écrire son propre nom
Au Kébèk une personne sur cinq est analphabète
Et tout le tour de cette planète
Une personne sur deux signe son nom par une croix

Sans la souveraineté de sa langue une nation
Ne peut évoluer vers la clarté de son identité
Notre patrimoine, nos coutumes, nos traditions,
Nos symboles, notre environnement, nos valeurs
Nos richesses naturelles et culturelles
Constituent l’héritage des ancêtres qui nous ont élevés
À la hauteur des rêves qui feront notre bonheur

La volonté du peuple, voilà la démocratie
Le peuple, c’est la nation
Vouloir savoir être au pouvoir
De soi est l’ultime avoir
Une nation qui ne travaille pas à son indépendance
Sera à jamais colonisée et en perpétuelle dépendance

Pour l’instant, c’est maintenant ici
Qu’il faut changer le rêve en réalité
Enfin accoucher de soi-même
En se disant qu'on s’aime

Depuis 400 ans notre rêve le plus grand
Aura toujours été de chanter liberté
ENSEMBLE

Aînés du Kébèk
Bravo et merci
De nous avoir mis au monde

Jeunesse du Kébèk
Bravo et merci
De vous mettre au monde
Et de le réinventer

Entre nos générations jetons des ponts
Avec l’ancien et le nouveau
Créons le pays qu’il nous faut

Ô Kébèk, pays de nos amours
Vive le Kébèk libre !


Kébèk, c’est nous, gens d’ici gens de cœur
Pays unique du nord de l’Amérique
Grand peuple uni sous le fleurdelisé
Nation qui fleurit et aspire au bonheur

Sous l’arc-en-ciel de l’amour nous chantons liberté
Au fil des jours nous gardons en mémoire notre histoire
Nous allons à la rencontre de nos ressemblances
Accueillons nos différences, respections nos croyances

Notre fierté, notre victoire, c’est de parler français
Et de vivre ensemble en paix

Raôul Duguay


Artiste pour la paix 2019

Les APLP honorent Robert Lepage, Nathalie Bondil et Raôul Duguay.
 (Photo : Francine Duquette)

Depuis 30 ans, l'organisme Les artistes pour la paix honore des artistes dont « l'art et les actions favorisent la paix et la justice sociale ». Cette année, le comité des artistes pour la paix (APLP), composé de six personnes, dont Judi Richards et André Michel, a choisi de remettre le prix Artiste pour la paix à l'homme de théâtre Robert Lepage. La directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, Nathalie Bondil, et le musicien, poète et militant Raôul Duguay sont aussi honorés.

Raôul Duguay, membre honoraire des APLP

« Raôul est un des premiers militants, au milieu des années 80, à avoir mis en place Les artistes pour la paix. C'est quelqu'un d'important. Il a passé sa vie à lutter et, alors qu'il a 80 ans, il vient de s'engager à protéger l'esker à Saint-Mathieu-Berry, où il y a apparemment la meilleure eau du monde. Il est toujours très actif malgré son âge vénérable. »
André Michel, Président des Artistes pour la paix.


Raôul Duguay, Artiste pour la paix honoraire (23 avril 2019)

Notre conseil d’administration a décidé de distinguer un artiste multidisciplinaire, un de nos co-fondateurs en 1983, par le titre d’artiste pour la paix honoraire. Cher Raôul Duguay, je te préviens tout de suite, il n’y a aucun avantage financier. Honoraire veut dire que tu vas continuer à être ce que tu as toujours été, un artiste d’honneur dont la voix formidable va encore résonner dans un désert censuré par commanditaires et médias officiels.

 À l’instar de nos trois autres artistes honorés ce matin, tu es d’abord un artiste libre. Après des études en philosophie, tu as suivi la vocation musicale de ton père, avec ton fabuleux clin d’œil à la musique folklorique traditionnelle, la Bittt à Tibi, riche de paroles vraies de poésie engagée. Auprès de Walter Boudreau de la Société de Musique Contemporaine du Québec, tu as pleinement participé a à l’aventure de l’Infonie. Née durant l’ouverture au monde d’EXPO 67, votre musique audacieuse et populaire s’est affirmée contre la grisaille sérielle sévissant alors dans la stérile élite du Conservatoire et des universités. L’Infonie s’est imposée aussi en mars 1970 dans la Nuit de la poésie, filmée par le grand Jean-Claude Labrecque. Le public y découvrait les élucubrations d'un Raôul Luôar Yaugud Duguay, affublé en contre-grand-prêtre, proclamant le yin féminin et le yang masculin unis en complémentarité, bref le Taô, chemin de la simplicité, davantage qu’une religion chinoise deux fois millénaire, une philosophie mondiale du Touttt est dans touttt. 

Les deux pieds sur ta terre de Saint-Armand, voisin du cinéaste Jean-Pierre Lefebvre, tu t’illustres depuis deux décennies dans ta peinture de cosmogonie lumineuse, qui te laisse le temps de t’engager corps et âme pour le bien commun planétaire. Car grâce à notre co-président d’honneur Richard Séguin - que j’avais le plaisir d’accompagner au piano en 1997 à l’UQAM -, un OSBL a vu le jour pour travailler sans relâche pour la défense de notre eau : EAU SECOURS! Durant plus de 12 années, tu as été le représentant des Porteuses et Porteurs d’eau de cette coalition et tu as tout récemment été nommé Porteur d’eau national pour préserver notre plus grande richesse collective, l’eau pure de l’esker d’Amos, menacée par des projets miniers en Abitibi et tu as toujours milité pour la protection de notre fleuve Saint-Laurent, mis en péril par des projets de pipelines albertains de pétrole des sables bitumineux et d’entrepôt de matières radioactives à Chalk River sur l’Outaouais.

Cher Raôul, j’ai hâte qu’on travaille ensemble, avec le C.A. et sa plus jeune membre, Valéry Latulippe, pour un avenir de paix façonné de mains et de voix féministes. Car j’aurais tant aimé que notre duo soit un quatuor, avec nos regrettées Artistes pour la Paix posthumes Hélène Pedneault et la Mohawk Myra Cree, animatrice libre de Radio-Canada en mémoire de qui un livre de Marie-Laurence Rancourt se prépare. Je te cite en conclusion : Entre nos cultures, il n’y a plus de clôtures; ici, dans notre patrie chérie du Kébèk, (écrit avec deux « k », comme dans les vieux documents franco-algonquins), que nos molécules flottent de joie!

Pierre Jasmin, ancien Président des Artistes pour la paix


  Pour l’amour de la vie

Depuis que le monde est monde
Y'a même pas eu cent jours de paix
Et à toutes les cent secondes
Pendant qu'on se beurre le portrait

Ailleurs des milliers d'enfants
Impatients d'accoucher de la mort
Ailleurs au bout de leurs seins
Des mamans font du lait de leur sang

Mais ici maman la Nature
A les seins en crême un peu sûre
Et pour le Tiers-Monde nos ordures
Feraient encore de la bonne confiture

Ailleurs des milliers d'enfants
Se font putains pour un peu de pain
Ailleurs des petits conquérants
Tirent du fusil dans des vagins

Mais ici à peine 200 humains
Assistés de 500 000 savants
Font du pain dont nous sommes le levain
Et leur vin est le fleuve de notre sang

Deux milliards de dollars par jour
Pour faire manger la mort à l'amour
Trente millions de militaires
Avec leurs gueules en canons sur la Terre

Paix ! Paix ! Paix ! La seule victoire, c’est la paix
Pour l'amour de nous, pour l'amour de la vie
Assez de morts et de blessés
L'arme suprême, c’est l’amour
La force d'aimer est une force désarmée

Mais que puis-je faire pour la paix
Je me sens bien souvent impuissant
Devant les missiles des puissants
Mon arme n'est qu'une chanson d'amour

Que peuvent changer les mots
Même les plus forts même les plus beaux
Quand d'autres disent que la paix
Ce n'est que mort qu'on la connaît

La mort commence par l'indifférence
Mais l'espoir c'est toute la différence
J'entends toutes les nations de la Terre
Chanter chacune son hymne à la paix

À l'oreille des actionnaires de la guerre
La voix des peuples plus forte que leurs canons
Six milliards de voix qui chantent en canon
Une chanson pour l'amour de la vie sur Terre

Paix! Paix ! Paix ! La seule victoire, c’est la paix
Pour l'amour de nous, pour l'amour de la vie
Paix! Paix ! Paix ! Assez de morts et de blessés
L’arme suprême, c’est l’amour
La force d'aimer est une force désarmée

Paix! Paix ! Paix ! La seule victoire, c’est la paix
Si je rêve seul de paix, la paix ne sera qu'un rêve
Paix! Paix! Paix! La seule victoire, c’est la paix
Si Toulmond rêve de paix, elle deviendra vraie




Écouter POUR L'AMOUR DE LA VIE

1999. Paroles et musique : Raôul Duguay
Arrangements : Alain Sauvageau — Disque CASER Raôul Duguay
Les Disques Pingouin. SELECT Distribution (PNC-126)
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Note historique
En 1983, à Hambourg, lors du rassemblement des Performing Artists for Nuclear Disarmament, présidé par Liv Ullmann et Harry Belafonte, Raôul Duguay en compagnie de la danseuse Margie Gillis et accompagné par le pianiste et arrangeur Jimmy Tanaka, a interprété la version originale de cette chanson alors intitulée La bombe de paix, et enchanté une foule de plus de 100 000 pacifistes en "sifflant" sa pièce musicale L'oiseau pour la paix.




Écouter La BOMBE DE PAIX

1985. Paroles et musique : Raôul Duguay.
Arrangements : Jimmy Tanaka — Disque DOUCEUR
 Les Disques Trente-Trois. Productions Normand Latourelle. Distribution Fusion 3 (N T-3)



Écouter L'OISEAU POUR LA PAIX

1985. Musique : Raôul Duguay avec Jimmy Tanaka.
Arrangements : Jimmy Tanaka — Disque DOUCEUR
 Les Disques Trente-Trois. Productions Normand Latourelle. Distribution Fusion 3 (N T-3)


Bref CV Raôul


Février 2019


Levons notre verre à notre Esker!

APPUI DE TAILLE : RAÔUL DUGUAY DEVIENT NOTRE PORTEUR D’EAU NATIONAL

St-Mathieu-d’Harricana - 10 février 2019 -
C’est avec beaucoup d’émotion que le comité NO Vi, le comité R.A.V.I.E SM et le comité de Citoyens pour la protection de l’esker annoncent la venue d’un grand partenaire dans le dossier : Raôul Duguay, abitibien d’origine, artiste multidisciplinaire, représentant des Porteuses et Porteurs d’eau pour la Coalition EAU SECOURS pendant plus de dix ans, a signé, avec près de 5 000 Abitibiens (NdW : plus de 31 000, fin-février), la pétition pour la protection de l’Esker et s’engage à être notre Porteur d’eau national.

Après ses recherches sur le sujet, Raôul Duguay explique: « Selon tous les comités de citoyens, Sayona Mining doit soumettre son projet Authier au BAPE (Bureau d’Audience Publique sur l’Environnement) dont les évaluations indépendantes, objectives et exhaustives faciliteront l’acceptabilité sociale. Cet exercice démocratique permettra aux experts en hydrogéologie de pousser plus loin leurs questionnements à la minière et aux citoyens d’obtenir de façon claire les réponses à leurs questions et inquiétudes. De par sa neutralité, le BAPE, dont le processus est transparent et indépendant, offre des couches supplémentaires d’évaluation. Comme les entreprises doivent soumettre davantage d’études et que tous les ministères concernés soumettent des questions et des commentaires, l’examen du BAPE, qui propose ses recommandations au gouvernement, va plus en profondeur et comporte des consultations publiques ».

Pour plus d'infos :


Raôul Duguay s'implique pour la protection de l'esker



Pétition pour que le projet Authier de mine de lithium à ciel ouvert de Sayona Mining soit soumis au BAPE

Mise à jour (Radio-Canada.ca)

19-02-19 : Projet minier controversé près d'un esker : une étude du BAPE serait nécessaire

19-02-20 : Mine de lithium : front commun de l'opposition pour réclamer un BAPE
« Je défends la démocratie, la beauté de la nature et je défends ce joyau qui est une fierté dans le patrimoine de l'Abitibi », a déclaré Raôul Duguay en point de presse.


L'astronote — Au programme d'un concert de l'OSTR

Samedi, 3 novembre 2018 à 20 h  
Aux frontières du Cosmos
Concert de l'orchestre symphonique de Trois-Rivières
Salle J.-Antonio-Thompson à Trois-Rivières.

Notamment au programme, L'Astronote, Concerto pour harmonica et orchestre symphonique du compositeur Daniel Lessard.
Texte, Raôul Duguay; harmoniciste, Pierre Parent; narration, Stéphane Demers.

L’évènement sera filmé par Yves Langlois qui réalise actuellement un documentaire sur la carrière artistique de Raôul Duguay.

Lire le poème L'Astronote


Nos racines psychédéliques

Lundi, 29 octobre 2018
Lancement du livre
« Nos Racines Psychédéliques,
l'héritage électrisant de la génération MAINMISE »

de Marc-André Brouillard, en collaboration avec l'équipe de MAINMISE.
    « Un livre inclassable qui jette un regard neuf sur les idéaux, les enjeux et les acteurs d’une époque marquante!

    Emblème de la contre-culture, le magazine Mainmise, dont le premier numéro a été lancé en pleine Crise d’octobre, a profondément marqué le Québec de 1970 à 1978 en plus de s’ériger en digne représentant de l’ère sexe, drogues et rock’n’roll. Reconstituant l’âme de Mainmise à travers certains morceaux choisis, ce livre important témoigne du foisonnement intellectuel et créatif qui animait le monde dans les années 70.

    Documents d’archives, articles originaux, collages et témoignages replongeront le lecteur au cœur d’une époque fascinante. Celui-ci découvrira les aspirations de toute une génération à travers les sujets phares du magazine: musique, drogues, alimentation, vie dans les communes, sexualité, environnement, philosophies orientales, visions du Kébek d’alors. Chaque page tournée permet de constater que bien des rêves fous de la génération Mainmise sont devenus réalités! »

    Guy Saint Jean, Éditeur


L'étincelle — L'enfance de l'art


Aux sources du psychédélique (Guy Morin)

AUX SOURCES DU PSYCHÉDÉLIQUE

« Dans un monde où la nouvelle drogue est la consommation à outrance des virtualités du cyberespace électronique, Aux sources du psychédélique est un livre important qui nous rappelle que les premiers visionnaires d’une conscience planétaire écologique ont été les hippies des années soixante. On y apprend également que l’expérience psychédélique a donné naissance aux premiers "human-be-in" où l’art canalisait le vertige d’être ensemble à partager la joie de vivre. À cette époque, il n’y avait pas d’écran entre les humains solitaires tentant de se brancher sur les satellites de l’informatique. Dans les "communes", on entrait directement en communication par la chair et par l’esprit. On se branchait sur l’infini. On prenait le temps d’être. "Vivre et laisser vivre" était un principe humanitaire et sacré. »
Extrait de la préface écrite par Raôul Duguay pour le livre Aux sources du psychédélique de Guy Morin, publié par Les presses de l'Université Laval, collection Paradis artificiels, 2008.

Texte intégral de la préface



Aux sources du psychédélique (Préface de Raôul Duguay)

    Préface de Raôul Duguay : Aux sources du psychédélique (Guy Morin)
    Dans les années soixante, la révolution tranquille évacuait la religion du pouvoir civique et amorçait le passage d’une société rurale à une société moderne. En même temps, la jeunesse québécoise expérimentait une révolution neurologique qui allait changer sa perception de la réalité et modifier sa conception de la société. À cette époque, l’absorption d’un simple petite goutte de LSD, branchait subitement l’expérimentateur sur un autre monde. Grâce à l’expérience psychédélique, qui permettait la « dissolution de l’ego » et faisait émerger le sentiment de la fusion avec toute la création, être branché voulait dire être conscient de l’amour universel et avoir la « certitude d’une unité absolue avec tout ce qui est vivant ». Le LSD était un orgasme de l’esprit.

    À l’heure de la révolution numérique, du triomphe de la technologie, du miroitement de l’illusion de l’instantanéité universelle du partage via le Face book, qui n’est pas branché sur le cyberespace ne vit pas vraiment dans ce monde. À l’heure où le destin de l’humanité se résume au choix entre le profit et la vie, entre l’avoir et l’être, retourner Aux sources du psychédélique ne fut pas pour moi le simple souvenir d’une époque révolue où Toulmond, chantait avec les Beattles : All you need is love.

    Bien que très brève, l’expérience psychédélique que j’ai vécue a changé ma vie. Étudiant en philosophie à l’Université de Montréal, j’étais en quête d’absolu. Comme l’absolu ne peut qu’être ressenti et qu’il transcende la raison, ce n’est qu’en prenant mon premier « buvard d’acide » et en écoutant Lucy in the Sky with Diamonds des Beattles que j’ai vécu l’absolu, ce sentiment que tout est un, que touttt est dans touttt. J’avais l’impression de voir à travers la matière, l’esprit qui en est la substance, de voir la structure subatomique des choses et d’entendre battre partout le cœur de la vie. Il m’apparaissait clair que tout dans l’Univers chantait l’amour. Bien sûr, pour toute personne n’ayant pas vécu cette expérience, je ne vivais plus dans ce monde. Et pourtant, il m’était donné de rêver les yeux ouverts, d’ouvrir toutes grandes les portes de l’imagination créatrice, de faire « l’expérience de l’essence, celle de la transcendance du temps et de l’espace, caractéristique de l’expérience mystique ». Et cela donnait un autre sens à mon existence. J’avais le sentiment que ma vie ne m’appartenait pas, mais plutôt, que j’appartenais à la Vie. En cela consistait la véritable renaissance.

    Sur le plan sociopolitique, avec les adeptes du LSD, beatniks et hippies, renaissaient les valeurs humanistes (respect de la vie, dignité humaine, pacifisme, fraternité, partage des biens) qui contredisaient le rêve rose de l’individualisme capitaliste pour lequel « la seule voie pour atteindre le bonheur » consistait dans la production et la consommation de biens matériels. Alors que sévissait la guerre au Viêt-Nam, à la place des balles, les hippies, refusant d’aller combattre, prônant que « la vie doit être vécue par plaisir et non par nécessité », mettaient des fleurs dans les canons des fusils et chantaient Peace and Love.

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est à la suite de mon expérience psychédélique, que j’ai vécu ma révolution vraiment spirituelle. Certes, le LSD est un accélérateur de connexions neurologiques, un amplificateur de la perception sensorielle, mais ses effets sont éphémères. C’est en le remplaçant par la méditation et par des techniques de respiration que j’ai connu une véritable et continue expansion de conscience. La plus forte, la plus naturelle et la plus bienheureuse des drogues est le contrôle de l’oxygène dans le cerveau. Aujourd’hui, en tout temps, en tout lieu, je peux avoir accès à la source de tout ce qui est sans l’aide d’aucun hallucinogène.

    Dans un monde où la nouvelle drogue est la consommation à outrance des virtualités du cyberespace électronique, Aux sources du psychédélique est un livre important qui nous rappelle que les premiers visionnaires d’une conscience planétaire écologique ont été les hippies des années soixante. On y apprend également que l’expérience psychédélique a donné naissance aux premiers « human-be-in » où l’art canalisait le vertige d’être ensemble à partager la joie de vivre. À cette époque, il n’y avait pas d’écran entre les humains solitaires tentant de se brancher sur les satellites de l’informatique. Dans les « communes », on entrait directement en communication par la chair et par l’esprit. On se branchait sur l’infini. On prenait le temps d’être. « Vivre et laisser vivre » était un principe humanitaire et sacré.

    Raôul Duguay


2018 : CRÉER — L’été des rencontres improbables


Le point et l’infini
14 juillet, 14 h
Centre d’art Diane-Dufresne à Repentigny
20 $ par adulte
Inscription requise au 450 470-3010

Guidés par Raôul Duguay, créez une œuvre unique à l’aide de poinçons et de tubes d’acrylique.
Site Web de l’événement


Les 50 ans de carrière de Raôul Duguay célébrés aux Festifolies 2018


Détails sur le site des Festifolies.
Extrait d'une vidéoprojection de l'artiste Laurence Grandbois Bernard réalisée à partir de tableaux de Raôul Duguay.
Version intégrale à voir pendant l'exposition Étoiles en fleurs à la Galerie des Festifolies!


Raôul Duguay, toile vivante


Pierre Dury, l'un des photographes les plus importants du Kébèk, préparant son exposition Les Années Libres au Centre d'art Diane-Dufresne à Repentigny (jusqu’au 14 janvier 2018), a choisi Raôul Duguay pour faire partie de sa collection de personnages qui ont marqué le Kébèk. Voulant offrir une image de lui-même en lien avec sa créativité, Raôul s'est déguisé en toile vivante en peignant son costume de scène. 


Raôul Duguay déguisé en toile vivante.


ACTIVITÉS EN OCTOBRE ET NOVEMBRE 2017

  1. Raôul Duguay est l'invité du mois d'octobre 2017 à l'émission Médium large à Radio-Canada Première. Tous les lundis, mardis, mercredis et jeudis du mois, à 10 h 06 après les nouvelles, Raôul parlera de sujets qui l'intéressent avec Catherine Perrin. 

  2. Les 6, 7 et 8 octobre 2017,  Raôul, en tant que collaborateur au livre de Louise Thériault intitulé, Raôul Duguay, l'arbre qui cache la forêt, récemment paru aux Éditions du CRAM, est l'un des auteurs invités au Salon du Livre de la Péninsule acadienne à Shippagan (Nouveau-Brunswick). 

  3. Raôul sera également auteur invité au Salon du Livre de Dieppe (Nouveau-Brunswick) les 19, 20, 21 et 22 octobre 2017

  4. Les 3, 4 et 5 novembre 2017, Raôul sera le poète à l'honneur au Pavillon de la poésie du Salon du Livre de Rimouski

  5. Au Salon du Livre de Montréal, Raôul fera des séances de signatures toute la journée, les 17, 18 et 19 novembre 2017, dès 9 h.


Raôul Duguay s'associe à la Brasserie Belgh Brasse

Portes ouvertes à la Brasserie Belgh Brasse
Amos - 28 mai 2016



Moi j’viens d’l’Abitibi
Moi j’viens d’la’Bittt à Tibi
Moi j’viens d’un pays qui est un arbre fort
Moi j’viens d’un pays qui pousse dans le Nord.

Abitibi, Abitibi mes amours. Amos, Amos, mon Alma Mater
Amos, c’est ici que j’ai fait mon cours classique, que j’ai appris à penser, à chanter, à jouer de la trompette et à écrire de la poésie.

Or c'est en Abitibi que j'ai appris à rêver en couleurs
En contemplant les plus beaux couchers de soleil
Or je suis d'ici
Dans la patrie chérie de ma tendre jeunesse
Or je suis d'ici
Et chacun de mes mots
Goûte le bleuet la noisette sauvage la merise amère
et parfois même y coulent l’or et le cuivre de mes rêves

Aujourd’hui, voici que la poésie crée une alliance avec l’industrie.

Aujourd’hui, nous assistons à l’heureuse rencontre de la culture et de l’économie, les deux ayant comme référents principaux, la nature et l’histoire.

Je suis très fier et heureux de m’associer avec la Brasserie Belgh Brasse, une entreprise devenue un fleuron de l’économie abitibienne. Créée en 2003 par le maître brasseur Jean-Louis Marcoux, alchimiste des saveurs. originaire de Belgique, la Brasserie Belgh Brasse, après avoir récolté 53 prix internationaux contribue largement au rayonnement de l’Abitibi et plus particulièrement de la ville d’Amos.

Je viens de signer une entente avec la Brasserie Belgh Brasse du Groupe Geloso. L’entente consiste dans l’utilisation commerciale du nom de ma chanson la plus populaire : La Bittt à Tibi. La première des raisons pour lesquelles j’ai accepté de prêter le nom de ma chanson à une marque de la Brasserie Belgh Brasse, c’est d’abord et avant tout le fait que l’intention de cette brasserie de même que le Groupe Geloso, est de rendre hommage aux pionniers et bâtisseurs de l’Abitibi.

Lorsque j’ai composé cette chanson, c’était pour témoigner du courage des « colons » de l’Abitibi et pour rendre hommage à ma mère venue de l’Acadie et qui a élevé onze enfants, de même qu’à mon père, venu de Gaspésie, musicien et tailleur, arrivé à Val d’Or en 1936, et qui a fait danser en « liberté » l’Abitibi, au son de son violon.

La deuxième raison et non la moindre, c’est l’eau pure avec laquelle sont créées toutes les bières de la Brasserie Belgh Brasse. On sait que les merveilleux paysages de l’Abitibi ont été façonnés par le passage des glaciers dont les eskers sont les résidus. Or, la ville d’Amos est approvisionnée en eau à partir d’une formation géologique souterraine appelée Esker, qui permet de filtrer les impuretés contenues dans les précipitations naturelles, donnant ainsi une eau d’une pureté unique au monde. On sait que l’eau de l’esker St-Matthieu-Berry dans la municipalité d’Amos a été déclarée « meilleure eau municipale », au concours international de dégustation d’eau de Berkeley Spring aux États-Unis.

Selon Jean-Louis Marcoux, l’eau de l’esker d’Amos contribue à la qualité exceptionnelle des bières Mons, de type belge, produites par la brasserie.

La troisième raison pour laquelle une nouvelle bière s’appellera La Bittt à Tibi est la qualité alimentaire et nutritive de ses ingrédients provenant directement du sol abitibien et, dans la mesure du possible, cultivés par des producteurs locaux.

La quatrième raison de m’associer à la Brasserie Belgh Brasse, dont la présidente est madame Linda Geloso, est son importance sur le plan de l’économie régionale. Ma rencontre privilégiée avec Monsieur Aldo Geloso, président du Groupe Omni, qui est un entrepreneur très innovateur et très gentil m’a fait constater combien il a le don de qui s’entourer d’une équipe solide, solidaire, compétente et respectueuse des traditions artisanales. Grâce à Monsieur Geloso, qui tient à ce que chacune des bières qu’il distribue ait une histoire, bientôt, nous pourrons non seulement chanter et danser sur La Bittt à Tibi, mais nous pourrons la boire jusqu’à la dernière goutte et jusqu’à la lie.

L’histoire de cette chanson ? En 1966, le Quartier latin, journal des étudiants de l’Université de Montréal où j’étudiais la philosophie, m’avait demandé de brosser le portrait de l’économie de l’Abitibi. Bien sûr l’économie spécifique à une région contribue à définir son identité. Mais c’est surtout sa dimension culturelle qui met un peuple sur la carte.

La Bittt à Tibi met en effet en lumière quelques traits caractéristiques de mon pays natal dont l’histoire amérindienne a 8 000 ans : la forêt boréale, les lacs, les mines d’or, les bancs de neige, les bleuets, les épinettes, les bouleaux jaunes, emblèmes de l’Abitibi. J’avais oublié les pierres de fée que l’on peut trouver sur les rives de la rivière Harricana dont l’appellation originelle est « la rivière aux biscuits » parce que la forme des pierres de fée rappelle celle des biscuits.

Bien sûr, La Bittt à Tibi, enregistrée pour la première fois en 1975, et chantée par une dizaine de groupes et chorales du Québec, est l'arbre qui cache la forêt de mes mots. Je l’ai chantée plus de 3 000 fois dans ma carrière. C’est donc pour moi, un honneur, une fierté et une joie, de prêter l’appellation LA BITTT À TIBI à une marque de bière de la Brasserie Belgh Brasse et de rendre ainsi hommage à tous les habitants de mon pays natal.. Espérons que la bière La Bittt à Tibi sera la 54ième médaille de la Brasserie Belgh Brasse !

Je suis d'un pays qui n'en finit plus de renaître. Si le mot « Abitibi » en algonquin signifie « partage des eaux », voilà une bonne occasion de partager les beaux moments de notre vie collective et de faire flotter nos molécules de plaisir en buvant LA vraie bonne bière : La Bittt à Tibi.

Raôul Duguay
27 mai 2016


Spectacle-conférence de Raôul Duguay à Québec

Théâtre Petit Champlain, Québec
13 octobre 2016

Les années 1970 : entre fleurs et fusils.

Présentation

Dans les années ‘70, Raôul Duguay chantait : « Touttt est dans touttt, touttt est au bouttt » et les hippies proclamaient faites l’amour et non la guerre en mettant des fleurs dans les canons des fusils. Ainsi a commencé la contreculture.

Image emblématique de cette époque florissante, Raôul Duguay parlera des événements qui ont marqué les années 1967-1975 : l’affirmation de la nation québécoise sur la scène internationale lors de l’Expo 67; la création des premiers cégeps et du mouvement indépendantiste; les drogues et la révolution sexuelle; le pop art, le jazz et le rock’n’roll; la spiritualité orientale et le retour à la terre; le cinéma et le psychédélisme, la société de consommation, la liberté et l’humanisme.

Accompagné d’un pianiste, Raôul Duguay chantera quelques chansons composées à cette époque telles Le Voyage, La Bittt à Tibi, Les Saisons. Il interprétera également quelques chansons d’autres auteurs-compositeurs.


L'essence de la vie

Article rédigé par Raôul Duguay, publié dans la revue Caribou, printemps 2016


L'imaginaire - Conférence WWW2016


Rencontre de Raôul Duguay avec l'Académie québécoise de 'pataphysique


Le pont entre générations et nations

Fête nationale du Kébèk
24 juin 2015 (Quartier Latin - Montréal)


Kébékoises Kébékois
Joyeuse 181 ième Fête nationale!
Dans tous les quartiers de Montréal
Comme le Kébèk est beau
Quand il tient bien haut son drapeau
Et plus particulièrement ici dans le Quartier latin
Où notre culture est un festin

Aujourd’hui dans nos villes et dans nos villages
Nous sommes 8 millions à célébrer avec fierté
La beauté de notre identité
Et celle de nos heureux partages
Je suis un citoyen de Saint-Armand-les-Vents
Dans le comté de Brome-Missisquoi
Je suis un Kébékois
Universel et indépendant

Petite étincelle dans ce grand feu de joie
Je suis venu monter en amour avec vous Kébékoises et Kébékois
C’est dans nos cœurs et dans nos esprits
Que nous portons notre patrie chérie

Notre cœur est aussi grand que notre territoire
Notre cœur est aussi grand que notre histoire
Notre soif est aussi grande que le Saint-Laurent
L’amour de la patrie, nous l’avons dans le sang

Pères, mères, grands-pères, grands-mères
Et vous, chers ancêtres qui avez survécu à vos misères
Vous, qui avez fait naître notre nation
À partir de vos rêves et de vos passions

Vous, générations d’antan
Vous êtes toutes demandées au parloir
Le temps est venu de communiquer avec vos enfants
D’allumer dans leurs cœurs le feu sacré de l’espoir

Le dialogue entre les générations
Est le tremplin de l’évolution
Des entreprises qui véhiculent et protègent notre culture
Comme de celles qui assurent l’économie de notre futur

La liberté commence par l’éducation
La coéducation des générations
Voilà la victoire de la véritable démocratie
Voilà la gloire d’une authentique humanité

Lorsque jeunes et moins jeunes sont réunis
Ils se donnent mutuelle propulsion
Vers une plus grande liberté
Dans la bonté et dans la dignité

Nous sommes ce qui nous survit
Toute génération se définit
En se différenciant de celle qui la précède
Mais ce sont le partage et l’entraide
Qui créent la solidarité intergénérationnelle
Et donnent à notre nation une dimension universelle

Partout sur notre planète d’autres peuples découvrent
La puissance et l’abondance de notre génie créateur
Les portes de tous les pays du monde s’ouvrent
Pour accueillir et jouir des fruits de notre labeur

Ici au Kébèk notre patrie chérie
Nous apprenons ensemble à vivre notre vie
Des gens d’ici et des gens venus d’ailleurs se côtoient
Toute personne habitant au Kébèk est Kébékoise ou Kébékois

Que vous soyez Français, Anglais, Russe ou Chinois
Indien, Autochtone, Africain, Allemand, Belge ou Haitien
Mexicain, Américain, Portugais Vietnamien ou Italien
Vous êtes toutes et tous des Kébékoises et des Kébékois
Chacune et chacun dévoile les richesses de sa culture
Entre nos cultures, il n’y a plus de clôtures

La richesse de l’humanité
Réside dans sa diversité
L’unité dans la diversité
Est toujours promesse de prospérité

C’est le pouvoir de la volonté d’une nation
Qui rend possible sa libération
C’est à nous de décider :
Perpétuelle dépendance ou indépendance

La première liberté est de vouloir pouvoir savoir
Parler à qui l’on veut, où l’on veut, quand on veut
Comme on veut, de ce que l’on veut
Dans la langue du Kébèk

Parler en français pour exprimer
À l’oreille du monde entier
L’essence de notre existence
La spécificité de notre présence

Chanter en français pour exprimer
L’intensité de nos émotions
La grandeur de nos pensées
Et les couleurs de notre nation

C’est dans la langue française que le Kébèk vibre
Mais aucun être humain n'est vraiment libre
S’il ne peut lire ni écrire son propre nom
Au Kébèk une personne sur cinq est analphabète
Et tout le tour de cette planète
Une personne sur deux signe son nom par une croix

Sans la souveraineté de sa langue une nation
Ne peut évoluer vers la clarté de son identité
Notre patrimoine, nos coutumes, nos traditions,
Nos symboles, notre environnement, nos valeurs
Constituent l’héritage des ancêtres qui nous ont élevés
À la hauteur des rêves qui feront notre bonheur

Chacun chacune de nous est le Kébèk
Belle journée pour se donner des beaux becs
Monter en amour avec notre patrie
Se souvenir de notre ultime désir :
DEVENIR UN PAYS


Raôul Duguay (juin 2015)


Rassemblement - Journée mondiale de l'eau le 22 mars 2015