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Concert bénéfice à Saint-Césaire


Raôul Duguay aux Rencontres insolites d'Impératif français


Impératif français - Campagne de promotion de la francophonie, de financement et de recrutement 2014-2015


Raôul Duguay reçoit le 'Prix Eddy Marnay Excellence de l’imaginaire' de la Fondation SPACQ

Neuvième remise des prix de la Fondation SPACQ
(Société Professionnelle des Auteurs et des Compositeurs du Québec)

Prix Eddy Marnay Excellence de l’imaginaire  
commandité par les Productions Feeling et présenté par Patrick Angelil 

Je représente aujourd’hui Céline Dion et René Angelil des Productions Feeling. Céline et René savent très bien combien il est important d’apporter leur soutien aux artistes qui, grâce à leur sensibilité, à leur imagination et à leurs talents, créent de magnifiques chansons et autres oeuvres d’art significatives. Sans ce soutien, notre culture s’appauvrit et le show-business, moribond, perd son âme. C’est pourquoi ils sont extrêmement fiers, encore une fois cette année, de pouvoir agir en commanditant un auteur-compositeur québécois.

Cette année, le Prix Eddy Marnay, attribué pour l’excellence de l’imaginaire, revient à l’omnicréateur Raôul Duguay, un personnage haut en couleur, un incontournable, un original. Poète, philosophe, auteur, compositeur, chanteur, metteur en scène, peintre, sculpteur, cinéaste, animateur, Raôul Duguay continue de nous impressionner par la variété de ses talents.

À ma connaissance, au cours de leurs carrières respectives, je ne crois pas que les chemins de M. Duguay et ceux de Céline et René se soient croisés… Malheureusement…

Mais puisque ce prix souligne l’excellence de l’imaginaire, on pourrait imaginer dans un futur assez proche, disons dans cinq ans, à Québec, dans un nouvel aréna, à l’occasion du septième match de la finale de la coupe Stanley… on pourrait imaginer que Céline Dion soit invitée à chanter les hymnes nationaux des équipes finalistes.

Dans ce cas hypothétique, elle devra d’abord entonner l’hymne national des visiteurs, le ô Canada des Maple Leaf de Toronto, pour ensuite entonner fièrement l’hymne national de la nouvelle équipe locale, le ô KÉBÈK, hymne magnifique écrit par nul autre que Raôul Duguay… Pourquoi pas?…

Patrick Angelil, 23 septembre 2014



Mon ami Raôul – luôaR yauguD - Duguay 

Raôul Duguay est :
Poète, écrivain, auteur, humaniste, musicien, trompettiste, guitariste, claviériste, chanteur, troubadour, essayiste, journaliste, philosophe, peintre, inventeur, visionnaire, cinéaste, conférencier, animateur, compositeur, politicien, conteur, esthète, menuisier, vulgarisateur, vedette, homme de théâtre, métaphysicien, sculpteur, pionnier, électricien et… entertainer Cosmique !

Raôul Duguay est un Monument Culturel, une Force de la Nature, un Phare dans le Brouillard.

Raôul Duguay est Unique, Inimitable et Inclassable.

Raôul Duguay est… le Dernier des Mohicans !

Ce « personnage » démesuré et infatigable -- malgré ses 75 ans -- est l’incarnation même de l’idéal de la Renaissance qui rêvait de l’homme « nouveau », curieux, érudit, sensible, intelligent, pacifiste, tout imprégné de Science et de Spiritualité.

De Nanaimo (sur l’Ile de Vancouver) à St-Jean de Terre-Neuve, de Windsor à Iqualuit au Nunavit, l’on peut à juste titre remercier Dame Nature d’avoir créé les « conditions favorables » à l’émergence d’un Chantre aussi Sublime de la Glorification de l’Esprit Créateur.

Libre, débridé, aventureux, à la fois inquiet et drôle, il m’apparaît de toute évidence le récipiendaire idéal du Prix Eddy-Marnay 2014 de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ).

Rendons-lui (enfin…) grâces et remercions-le chaleureusement de toutes ces années -- dont certaines souvent difficiles -- passées à contribuer artistiquement à notre patrimoine national, le légat d’une existence entièrement dévouée à la recherche de la Beauté dans un monde meilleur -- non seulement pour ses compatriotes -- mais également pour l’ensemble de l’Humanité.

N’est-ce pas là, la véritable Destinée de tout être humain ?

Merci Raôul… ton ami,
Walter Boudreau,
33 septembre 2014


MERCI

J’étais l’enfant d’un siècle fou. J’avais la tête pleine d’oiseaux.
J’étais une fleur à cueillir. Je construisais de beaux châteaux
J’avais pour moi l’éternité pour vider la mer dans un petit trou.
Je me saoulais de liberté. Et je réinventais la roue.
Le royaume de mon imaginaire était partout.

Je me souviens encore des mots de ma mère : Mon petit Raôul 
si tu veux devenir poète, mange ta soupe à l’alphabet.
Et de ceux de mon père : La poésie fait rarement vivre un homme. 
Mange donc autant de chiffres que de lettres.

On dit qu’une image vaut mille mots.
Mais pour le poète, un mot vaut mille images.
Images qui font rêver, qui font vibrer le monde.

Heureusement, aujourd’hui, grand merci à Eddy Marnay, à la Fondation SPACQ et à Patrick Angelil des Productions FEELING, qui reconnaissent dans les mots de mes chansons l’excellence de mon imaginaire. Grand merci aussi à Walter Boudreau, directeur artistique et chef de la SMCQ, qui vient de me faire une superbe fleur en me rendant un vibrant hommage.

Toute culture est fondée sur les symboles qui émanent de l’imaginaire de ses créateurs. Créer, c’est changer le monde en se donnant une identité. Toute chanson est l’écho de la philosophie des temps. Pont entre rêve et réalité, l’imagination créatrice sans cesse réinvente le monde.

Parce que touttt est dans touttt et que touttt est au bouttt.

MERCI

Raôul Duguay
23 septembre 2014


Raôul Duguay, omnicréateur québécois, force claire, passionnée, agissante : « Peindre m’est urgence »

Une chronique de Lise F. Meunier  
parue dans le journal Le Tour, été 2014, vol 31, no 4.
En roulant vers l’atelier de Raôul Duguay, j’avais le bonheur d’admirer un coin de pays printanier. L’artiste m’attendait au soleil; notre conversation s’amorça en commentant des œuvres qui habitent les pièces menant jusqu’à son atelier. Plusieurs toiles de la production en cours sont déjà en pré-exposition : un hymne à la beauté de l’arbre, sa symbolique, ses saisons.
« L’art est un arbre. La créativité est un arbre. Toutes les branches de l’art s’appellent et se  répondent. Tout est interconnecté, en correspondance avec tout. Bref, comme le disait le philosophe présocratique Anaxagore : touttt est dans touttt. ».
Dehors, dans « l’atelier de sculpture », inondé de lumière, nous tournons d’abord autour de « Mon propos » :
« La beauté du monde est en péril. Les éléments essentiels à la vie, pollués par la pensée mercantile, sont devenus très fragiles. J’entends le cri de l’eau, celui de l’air et celui de la terre et peindre m’est urgence»   Et l’artiste commente : « Il est toujours urgent de créer; c’est un tremplin et sans cela, ça va mal! ».
Raôul Duguay, autodidacte en peinture, comme en musique présente un cv à dix-huit « chapeaux »! Poète-philosophe, auteur, auteur-compositeur, idéateur, directeur artistique, formateur et conférencier, peintre et sculpteur, … comédien, pédagogue, critique littéraire, animateur des ateliers La voie de la voix, professeur de philosophie et d’esthétique (Université de Montréal, Cégep de Maisonneuve), porte-parole EAU SECOURS!  « Rêveur réveillé…humaniste engagé » à témoigner de la beauté du monde envers et contretouttt.
« …La trajectoire de sa pensée et de sa créativité a pour objectif une constante : l’unification de l’art, de la science et de la conscience. Raôul Duguay a gardé de son pays natal (Val d’Or, en Abitibi), la nécessité de vivre dans la nature. » LA meilleure source! « En l’occurrence, ce que me donne la peinture que ne me donne pas tout le reste de ma créativité multidisciplinaire, c’est d’abord de m’apprendre à voir avec mes mains. »
Il explicite alors les deux voies de sa démarche: les compositions structurées, qui m’apparaissent comme des vibrations; nouveau pointillisme, réalisé aux poinçons, avec une attention « zen »; c’est la voix longue : l’intuition préside au choix des couleurs, le rationnel met en scène. Les bulles, de grosseurs variées s’animent dans un arbre, un buisson de fleurs,  ou une abstraction, avec des dominantes de rose, turquoise, rouge ; titres évocateurs : « Aux deux pôles de mon être, la même promesse : fleurir », « Vertige vert », « Aller gazouiller dans les prés », « Danse tzigane ».  « Nordicité », le thème des bouleaux, illustrait déjà la voie longue et l’évolution du message, de la verticalité à la chute vers la mort et la renaissance.
Deuxième voix plus spontanée, plus courte : celle du défi, de la réaction (les fleurs-réponses à l’hiver). Le concept de l’arborescence, ce qui grandit, dans l’exagération porteuse d’imprévus, traduit dans un « art synthétique: tout …en même temps : le geste, le choix des couleurs, la direction des courbes et des droites, l’épaisseur qui définit le relief…savoir quand partir, … quand s’arrêter...Création pure... Touttt est possible! » Et les titres s’allument : « À l’aube les étoiles…, Herbes folles, 2007, Vertiges, 1998, Du plus profond de mes racines, fleurir, fleurir, fleurir, 2010 ».
Merci, merci Raôul Duguay!


Hommage à FRÉDÉRIC BACK

Nature Québec, Centre culture et environnement Frédéric Back, à Québec

C’est une joie et un honneur pour moi de rendre hommage au génie créateur d’un homme vraiment enraciné, grand poète de l’image qui, toute sa vie, s’est engagé à célébrer la beauté de la nature et, ce faisant, à la protéger de toutes les pollutions.

Illustrateur de renommée internationale, créateur de décors et de maquettes pour de nombreuses émissions culturelles, éducatives et scientifiques dès 1952 à Radio-canada, Frédéric Back a réalisé des films d’animation qui sont acclamés sur tous les continents. En démontrant que l’art engagé est possible et valable, il est devenu un exemple convaincant pour tous les bénévoles qui donnent leur intelligence et leur temps aux différentes organismes qui militent pour la protection de l’environnement.

Pendant plus de 40 ans, Frédéric Back a exprimé, par ses dessins et ses films, l’importance d’une société en harmonie avec la nature. En réalisant des films sur l’environnement, il souhaitait donner au grand public des raisons d’espérer et des motivations à agir auprès des gouvernements. Il souhaitait que ses oeuvres soient des outils d’information, de sensibilisation et de mobilisation pour des éducateurs, des activistes et des festivals en lien avec l’environnement. C’est pour cette raison qu’il a appuyé plusieurs organismes voués à la cause d’une symbiose intelligente, respectueuse de toutes les formes de vie.

Dès 1968, il s’implique de très près dans le mouvement écologiste. Il contribue aux actions de la Société pour Vaincre la Pollution (SVP) en créant des dessins, des affiches et en plantant des arbres le long des berges ou des autoroutes.
« Je continue de dénoncer la violence avec laquelle on manipule tous les éléments de la planète, dit-il. Les torts causés aux arbres, aux cours d'eau, aux cultures et aux animaux ont fini par mettre la vie de l'homme en danger. » 
En tant que citoyen et artiste bénévole, Frédéric Back a dénoncé l’illusion du progrès promis par les industries de l’avidité, s’est élevé contre toutes les pollutions, a milité pour la sauvegarde des forêts et pour une agriculture durable et s’est porté à la défense des animaux. Il s’est engagé dans une multitude d’autres causes: la lutte contre l’élevage intensif, les pollutions urbaines et industrielles, la chasse sportive, les pesticides, la surpêche. Puis, il est devenu Porteur d’eau à la Coalition Eau Secours! pour qui il a créé de merveilleuses affiches.
« Je suis honoré, dit-il, de devenir membre d’Eau Secours!, de rejoindre un regroupement de personnes clairvoyantes, dévouées à la préservation des valeurs essentielles que sont la qualité de vie, le bonheur et la beauté terrestres. » 
 C’est pourquoi Martine Chatelain, présidente de la Coalition québécoise Eau Secours! pour une gestion responsable de l’eau, a répondu à l’invitation de Nature Québec et tenu à venir rendre hommage à l’un des premiers Porteurs d’eau d’Eau Secours! qui en compte aujourd’hui 80.

À l’instar de son personnage Elzhéar, Frédéric Back a planté ses 10 000 arbres.

L’homme qui plantait des arbres, l’un de ses chefs d’oeuvre, suscitera partout sur la planète, des mouvements spontanés de citoyens qui se mettront à planter des arbres. Pour réaliser ce film d’animation, il a travaillé pendant 5 ans pour dessiner lui-même, au crayon prismacolor sur acétate dépolie, quelque 20 000 dessins.

L’une des choses qui m’impressionne le plus chez Frédéric Back, c’est sa faculté d’équilibrer la dimension esthétique des ses dessins avec la dimension éthique des valeurs humaines qu’il propose. Par son implication profonde et continue dans le monde de l’environnement, Frédéric Back a fait oeuvre de pédagogie et de philosophie.

L’homme qui plantait des arbres : quelle sensibilité, quel raffinement, quelle splendeur! La subtilité de ses teintes en fondu, la grâce de ses mouvements, la transparence de son espace visuel font de chacune de ses oeuvres un ravissement pour les yeux et une élévation de l’esprit.

Un autre de ses chefs d’oeuvre : Le Fleuve aux grandes eaux nous raconte l’histoire du Saint-Laurent, colonne vertébrale de l’histoire, de l’économie et de la culture du Kébèk. En entrevue, il insiste sur l’urgence de soigner le fleuve, de lui laisser la chance de guérir en le dépolluant.

Ce qui me touche le plus dans la vie de Frédéric Back, c’est sa générosité, son espoir que les générations à venir trouveront, comme lui, le moyen d’être heureux de planter des arbres et de préserver toutes les beautés de la nature.

Bravo et merci, Frédéric Back.

Raôul Duguay, Représentant des Porteuses et Porteurs d’eau Coalition québécoise Eau Secours! pour une gestion responsable de l’eau.


Le premier mot


Coup de Coeur Musiques du Monde 2014

L’Académie Charles Cros a accordé au Coffret “Autour de Jack Treese” le “Coup de Cœur Musiques du Monde 2014” à Marseille. Le coffret, édité par Christian Verrouil et Catherine Treese de Friendship First, comprend trois CD. Sur une musique de Jack Treese, Raôul Duguay a écrit et dit le poème Le BANJO SUR LA LUNE.


LE BANJO SUR LA LUNE

Dans le silence mélodieux des cieux
Sur son croissant de Lune haut perché
Pour tenir les étoiles éveillées
Jack Jack Jack joue du banjo

Assouvi de sa propre lumière
Buvant des yeux le bleu du clair de Terre
Et sur les lèvres son rayonnant sourire
Jack Jack Jack banjoue ses souvenirs

Pendant que l’écho de sa musique
Fait encore vibrer les cordes cosmiques
Sur son croissant de Lune hissant les voiles
Jack Jack Jack part à la pêche aux étoiles

À haute marée de sa mémoire
Remontant la rivière de son histoire
Faisant mélodie du nom de ses amis
Jack Jack Jack pour chacun pêche l’infini

Qui un jour a aimé
Qui un jour fut aimé
Pour toute l’éternité
Ne peut l’oublier

À la dérive de ses rêves
Quand monte la sève du désir
Que de détours que de détours
Avant de revenir
Au lit de ses amours

Chacun est le vibrant écho
Ou le pâle reflet
De la lumière de ses amis
De chair ou d’esprit
Partis pour l’éternel repos
Pour l’éternelle paix

Même si une seule personne
Nous a aimé vraiment
Même si on n’a aimé
Qu’une seule personne vraiment
Il aura bien valu
La peine et le plaisir
D’exister ensemble

Qui un jour a aimé
Qui un jour fut aimé
Pour toute l’éternité
Ne peut l’oublier

Dans l’autre vie
La vie infinie
Rien ni personne ne meurt
Et tout demeure

Au coeur de l’éternité
Nul ne peut oublier
Car l’amour est toujours
L’écho l’écho l’écho de l’amour



Paroles : Raôul Duguay (15 décembre 2011)
Musique : Jack Treese


Ô KÉBÈK (Ô Québec) : un hymne est beaucoup plus qu'une chanson


Il est des traditions auxquelles on ne peut guère échapper. Lorsqu’un jeune pays accède à l’indépendance et demande son admission dans le concert des nations, il n’oublierait pour rien au monde trois éléments essentiels: un drapeau, des armoiries et, bien entendu, un hymne national. Chaque État du monde possède aujourd’hui son hymne. Y compris ceux qui n’ont pas encore de reconnaissance officielle. Indispensable symbole, presque initiatique, ce chant permet d’ëtre reconnu en tant que nation souveraine, aussi bien d’ailleurs par le reste du monde que par ses propres citoyens.
Jean-Marc Cara, Le concert des nations, Éditions 1, 2004.

Quand j’ai relevé le défi d’écrire les paroles et la musique de l’hymne national que je propose ici, je n’ai rien pris à la légère. Porter une parole à l’image de tout un peuple et composer la musique qui lui donne son allant, n’est pas aussi simple qu’écrire une chanson. Un hymne est beaucoup plus qu’une chanson. Un hymne est l’écho du coeur et de l’âme d’une nation. L’image d’une nation doit refléter à la fois ce qui touche son coeur et ce qui active sa pensée.

La thématique
C’est pourquoi la thématique que j’ai proposée dans l’élaboration des huits couplets de la version complète s’est articulée autour des symboles et des valeurs propres à notre nation avec une référence à son histoire (ancêtres et gens venus d’ailleurs) à sa géographie, aux traits caractéristiques de sa culture, à sa langue et à ses valeurs morales.

Le Comité pour un hymne national
Porter le poids de cette responsabilité me fut parfois pénible tellement la justesse dans la sélection des mots pour brosser le portrait culturel d’un peuple m’apparut essentielle. Pour ce faire, les membres du Comité pour un hymne national, initiative de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, me sont venus en aide. C’est d’abord grâce à la demande de Charles Campbell, le véritable instigateur et mécène de cet hymne, que j’ai répondu en venant assister à une séance de remue-méninges en compagnie des autres membres du Comité, messieurs Mario Beaulieu, Daniel Turp, François Cousineau, Richard Quirion, Denis Gougeon et Jacinthe Béliveau.

La musique
En ce qui a trait à la musique, j’ai choisi le refrain d’un hymne au Saint-Laurent que j’avais déjà écrit. Grâce au génie créateur d’Alain Sauvageau qui en a écrit la dernière partie, et surtout, grâce à ses arrangements et à son orchestration, l’hymne ô Kébèk (ô Québec) a pris son ampleur et son majestueux envol. S’inspirant des images contenues dans mon texte, il a créé des références musicales appropriées et, par le choix d’une instrumentaion pertinente, donné à chaque couplet sa couleur symbolique. Ces références sont inscrites sous les versets de l’hymne de même que les mots-clés de la thématique. D’autre part, en symbolisant la voix de toute la nation, l’apport de la Chorale de l’Art Neuf contribue grandement à donner à cet hymne toute sa magnificence.

Les 195 hymnes nationaux
Après avoir lu les textes et écouté la musique de chacun des 195 hymnes nationaux, quelques constantes se dégagent de l’ensemble des textes et musiques. Dans la majorité des cas, la musique est militaire et le texte qu’elle soutient fait souvent appel à la violence, voire à la guerre. À l’inverse de cette tendance historique à la manière de La Marseilleise, et à l’instar de la plupart des pays africains, le texte que je propose avance des images de paix, de beauté du pays et de partage des richesses naturelles et culturelles. Toutes les paroles de mon poème incitent à l’amour du pays, à la solidarité et au rassemblement pacifique.

L’identité d’une nation
Bien sûr, un tel effort d’inclusion de toutes les cultures habitant notre territoire peut sembler s’appuyer sur un idéalisme parfois difficile à intégrer dans la vie quotidienne d’une nation. Cependant, comme un hymne national a pour cause et effet de rassembler la diversité des gens du pays, il doit nécessairement proposer une philosophie de la vie en communauté qui porte l’idéal de l’unité dans la diversité. Est-ce une utopie que de vouloir vivre ensemble dans la paix? Un hymne national doit donner à une nation qui le chante ou l’écoute, un puissant sentiment d’appartenance et d’identité nationale.

La souveraineté
L’hymne national que je propose est l’expression du sentiment national et de la loyauté envers la nation

Pour le révolutionnaire Emmanuel Sieyès, la nation est une entité qui existe naturellement et dont la volonté ne peut s’exprimer que par ses représentants. Elle est la seule source de souveraineté: « Le peuple, c’est la nation. »

Enfin, il se peut que la création de cet hymne soit l’oeuvre la plus importante de ma vie de poète. Alain Sauvageau et moi sommes vraiment fiers de donner à la nation du Kébèk, cet hymne national. Notre voeu le plus cher est qu’en l’écoutant et en le chantant en français, se réallume la flamme de la fierté dans nos coeurs et nos âmes de citoyens et que, de sa lumière naisse le pays souverain du Kébèk.

Raôul Duguay


Ô KÉBÈK (Ô QUÉBEC)



Hymne national proposé

1. Le pays, le peuple, la nation, l’histoire, la liberté, la langue, le fleurdelisé

Ô Kébèk
Kébèk c’est nous gens d’ici gens de coeur
Pays unique du nord de l’Amérique
Grand peuple uni sous le fleurdelisé
Nation qui fleurit et aspire au bonheur
Sous l’arc-en-ciel de l’amour nous chantons liberté
Au fil des jours nous gardons en mémoire notre histoire
Notre fierté notre victoire c’est de parler français
Et de vivre ensemble en paix

2. La France, les autochtones, la terre des ancêtres, le climat

Nous gardons vive souvenance de la France
D’où sont partis par un vent d’espérance
Nos chers ancêtres qui en nous ont fait naître
La soif d’un pays où règne l’abondance
Avec les peuples autochtones nous avons fait alliance
Avons appris à parler à l’Esprit de la Terre
Qui nous a fait vivre de la chair des fruits de la nature
Et survivre à la froidure
(L’utilisation du clavecin fait ici référence à la nouvelle France des années 1600 et 1700.
Autre référence musicale :
lors des rituels de leurs événements sacrés, les autochtones entonnaient des chants incantatoires en s’accompagnant du tewegan, tambour amérindien.)

3. La Grande Bretagne, l’Irlande, l’unité dans la diversité

Kébèk c’est nous gens de toutes les couleurs
Gens venus de Grande-Bretagne et d’Irlande
Gens venus d’ailleurs prendre ici demeure
Ensemble échangeons nos savoirs nos légendes
Allons tous à la rencontre de nos ressemblances
Accueillons nos différences respectons nos croyances
Vivons heureux dans l’unité
Notre diversité enrichit notre pays
(En référence à la tradition musicale irlandaise, on entend ici un Thin Whistle, la flûte irlandaise et une harpe celtique jouant des arpèges.
Écho de la tradition britannique, le cor anglais joue en contre-chant, le thème de l’Horloge (Big Ben) sur la Tamise.)

4. Les aïeux, l’héritage, les générations

L’héritage de nos mères et de nos pères
C’est le courage de nous tenir debout
Ouvrir nos chemins marcher jusqu’au bout
Grandir souverains choisir notre destin
Lorsque se lève l’aurore nous entendons encore
Résonner fort dans nos coeurs la voix de nos aïeux
Dans leur parlure ils jasent entre eux de l’avenir des enfants
Des enfants de leurs enfants
(L’héritage de nos pères est musicalement traduit ici d’abord par un violoneux qui joue un reel irlandais à la manière de l’époque tout en faisant de la podorythmie.
Les tapeux de pieds furent les premiers percussionnistes dans les soirées québécoises.)

5. Le Saint-Laurent, la foi, les droits, les devoirs, la fraternité, le partage

Le Saint-Laurent nage dans notre sang
Coule en nos veines mille vagues d’espoir
Notre grand fleuve berceau de notre histoire
Abreuve notre foi dans nos droits et devoirs
Comme ses eaux nourricières se mêlent à l’océan
Nous embrassons les humains venant d’autres horizons
Notre raison notre passion notre fraternité
Nous engagent à partager
(Un motif joué par la section des cordes crée une image des vagues du fleuve Saint-Laurent.
La force des vagues et l’intensité de la musique augmentent quand le fleuve vient se jeter dans l’océan.)

6. La nature, l’immensité, les symboles (iris versicolore, harfang des neiges, le bouleau)

Kébèk c’est nous aussi grands que nos rêves
De nos racines monte joyeuse sève
Quand va éclore l’iris versicolore
La vie allélouille l’hirondelle gazouille
Nous baignons dans les beautés de notre immensité
Sous les aurores boréales brame brame l’orignal
Près des bouleaux une merveille
Les ailes au soleil le harfang des neiges s’envole
(Chaque ville et chaque village du Québec a son clocher.
Les cloches font partie de notre tradition religieuse et, pour beaucoup, sont encore un symbole de notre identité culturelle.)

7. Le respect de l’environnement, l’imagination, le rayonnement mondial, la devise

Notre puissance c’est l’imagination
Faire en même temps l’utile et l’agréable
Bâtir un monde équitable et viable
Un monde prospère qui protège la nature
Notre culture a bon vent dans ses vastes voilures
Les lumières de nos esprits rayonnent autour de la Terre
Dans la vibrante symphonie de notre humanité
Nous chantons Je me souviens

8. La richesse de la jeunesse, la sagesse des aînés, l’ancien et le nouveau, le beau pays

Nos belles jeunesses voilà notre richesse
La fraîcheur de leurs rêves change le monde
Avec sagesse les aînés leur répondent
Nous sommes ouverts confiants et solidaires
Entre nos générations allons jetons des ponts
Entre les rives du fleuve buvons à la même eau
Avec l’ancien et le nouveau
Créons le beau pays le pays qu’il nous faut
Ô Kébèk
Pays de nos amours
(Pour traduire une manière de faire dans la musique actuelle des jeunes, l’utilisation de boucles (loops) constitue ici la structure rythmique. )

Paroles : Raôul Duguay
Musique : Raôul Duguay, Alain Sauvageau
Arrangement et orchestration : Alain Sauvageau



AUDIO/VIDÉO

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Voir et entendre sur YouTube le Salut au Drapeau suggéré



SUR LE SITE OFFICIEL DE L'HYMNE (hymnenationalokebek.com) :

Texte de la version complète, commenté par Raôul Duguay

Mot de l'instigateur du projet, Charles Campbell

Explication de la graphie du mot Kébèk

Le courage d'oser, par Pierre-Luc Bégin

Commentaires des proches collaborateurs

Les collaborateurs du projet

"Ô Kébec" nous ressemble et nous rassemble


COMMENTAIRES AILLEURS SUR LE WEB :

Ô Kébek, merci Raôul, par Francine Allard chez Vigile.net


Ô Kébèk - Témoignages

Les mots lumineux de Raôul Duguay
« Il y a, en filigrane de ce texte Ô Kébèk, une poésie vibrante, tonique, nourrie d’une immense maturité et porteuse d’une multitude d’émotions. Certains y trouveront une dimension politique, un héritage culturel et/ou l’espoir d’un possible rassemblement citoyen. D’autres seront conquis sans réserve par les mots et leur claire ordonnance exclusive à Raôul Duguay. Ces mots lumineux font naître à l’orée de nos mémoires des images d’une telle précision et d’une telle intensité qu’elles prennent des dimensions cosmiques et universelles. Ces mots transhistoriques mesurés à l’aune des profondes convictions de leur auteur enrichissent le terreau de nos espoirs et suggèrent une démarche de fierté vers des horizons à nommer. Ces mots nés dans la solitude et le silence; mots de philosophe, mots de poète, mots de musicien rappellent que notre monde est aux premières marches des plus joyeux consentements.
Il nous reste à croire en "la soif d’un pays où règne l’abondance" et surtout cultiver précieusement "le courage de nous tenir debout" (Raôul Duguay, Ô Kébék)
Il faut reconnaître que dans cette solide matière textuelle, à travers une visible mainmise structurelle de cet hymne national se profile la vision humaniste et historique de Duguay rejoignant ainsi celles de nos grands poètes tels
Gaston Miron : "nous te ferons, Terre de Québec [...] c’est nous ondulant dans l’automne d’octobre, c’est le bruit roux de chevreuils dans la lumière, l’avenir dégagé, l’avenir engagé." (L’octobre. L’Homme rapaillé),
Paul-Marie Lapointe pour qui "les hommes marchent entre les murs abolis" (Réel Absolu)
Claude Gauvreau quand il affirme qu’il "faut poser des actes d’une si complète audace que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu’un pouce de délivrance a été conquis pour tous" (La charge de l’orignal épormyable.)
Avec eux, Duguay chasse les ombres de nos mémoires et ceux qui aujourd’hui le condamnent devront un jour admettre que chaque mot possède une vie propre et que celle-ci engage un rapport à la conscience et donne une voix libre et authentique à l’Autre. »

Thérèse Bélanger, consultante en arts visuels
Notre-Dame-du-Portage.
16 juin 2011


Des paroles qui disent vrai

« Le ton méprisant et cynique de Patrick Lagacé est tellement gros qu'il se couvre de ridicule. Venant de quelqu'un qui a traité Wajdi Mouawad de "sale con" lors de l'affaire "Bertrand Cantat", il n'a aucune crédibilité à mes yeux. Mais, comme on lui donne beaucoup d'espace dans le journal, c'est tout à fait blessant et choquant. L'entrevue avec Nathalie Petrowski vient tout de même jeter un regard plus nuancé. C'est à l'écoute de cette belle musique que les gens seront conquis, mais aussi par les paroles qui disent vrai. Quand d'autres chanteurs se seront approprié cet hymne, quand d'autres arrangements verront le jour, quand des chorales chanteront de tout leur coeur, c'est à ce moment que la musique pénétrera dans le coeur des gens. On ne peut imposer un hymne de force; on doit compter sur sa force seule pour s'imposer d'elle-même. Et elle en a! »

Denis Gougeon, compositeur


'Regards croisés' à Frelighsburg


Raôul Duguay à Saint-Jean-Port-Joli


Portrait de Raôul Duguay par Henri Desclez


AU PRINTEMPS D'UNE VILLE VERTE

 
Avant que ne s’élève l’arbre de béton
Dans le smog d’une civilisation avide
L’homme habitant au cœur de l’arbre
Montait jusqu’à la plus haute branche
De son gratte-ciel personnel pour voir
Venir l’avenir de sa jeune descendance
Redescendu de l'arbre et du ciel étoilé

L’homme disait son  rêve à son enfant :
Fais de ton futur un éternel printemps
Honore l'arbre dont tu feras ta maison
Protège l’air et l’eau essences de la vie
 Fais de cette Terre la fleur de l’Univers
 La nature est la seule demeure qui dure

Le premier homme qui entendait rêver
 Les semences les racines et les moissons
 N’avait pas vu les générations prospérer
 Faire sans mesure conquête de la nature
Il n’avait pas vu se lever les villes vertes
sur les toits des gratte-ciels en béton
 Pousseront bientôt des forêts des jardins

Quand sous un ciel pur et rempli d’ailes
 Arbres et buildings danseront ensemble
Alors comme rivière rêvant à sa source
 L’homme retrouvera sa véritable nature
Nature et culture fleuriront en harmonie
La suite du monde sur la planète bleue
Passera par la beauté apaisante du vert

Raôul Duguay


BABYLONE

 
Dans cette belle Babylone
belle Babel toute enroulée dans l’or et l’argent
et qui se mire dedans et qui se mire dedans
narcisse à la boutonnière
les spéculateurs obèses se sont enivrés
Agenouillés devant leur eldorado visqueux
remplissant leur verre au robinet de leurs pipelines
empilant leurs profits dans leurs mégalopoles
ils cuvent le pétrole qui coule dans leurs veines
en chantant : Kalamazoo Kalamazoo Kalamazoo
et de la marée noire de leurs pensées avides
émanent des gaz à effet de serre qui étouffent l’azur

Les sales seigneurs de ce monde
dont l’esprit et le cœur sont pollués
chaque jour volent et profanent les fruits
du ciel de la terre et des mers
Dns l’or gris de leurs neurones corrosifs
ils concoctent la stratégie de tuer leur propre mère

Devenu de l’or rouge le sang des hommes
s’échange sur le marché mondial contre de l’or noir
L’or noir des conquistadors de l’économie
empoisonne l’or bleu essence de la vie
et leur soif du monde est à marée aussi haute
que le marchandage des glaciers fondants

 À la bourse planétaire grimpe grimpe
le prix de l’or jaune qui dort dans les coffre-forts
La pollution de l’or bleu contamine l’or brun
l’or brun des terres arables engraissées aux toxines
finit par infecter l’or vert des forêts
coupées à blanc avec des scies à mercure
Et les poumons de la planète étant perforés
la voix des peuples n’a plus d’oxygène pour crier
S.O.S !

S.O.S ! Le toit du monde est percé
en tombent les eaux d’un ciel acide et oxydé
S.O.S ! L’air n’est plus qu’un four à gaz
S.O.S ! L’eau potable se raréfie
S.O.S ! Il faut laver la terre entière à l’eau de javel !

Les sales seigneurs de ce monde
nageant dans les sables bitumineux
d’une économie sans humanité
carburant au profit contre la vie
 planifient de tuer leur propre mère

Apatrides apathiques monoglottes à numéros
ivres de mondialisation leurs transnationales
se flattant allégrement la bedaine
placent leur centre partout et leur périphérie
est à trois puces du grand nombril de dieu

Le savoir-vivre de cette civilisation explosive
stroboscope sa promotion en lettres de néon

Et l’air poivré de la liberté
ne se respire qu’avec un masque

Le monde se laisse dévorer par son ombre

Le temps est venu d’inverser le courant
Les marées noires de la pensée mercantile
ne sont plus à boire ne sont plus à boire
Le temps est venu d’inverser le courant
De remonter à la source de la nature humaine

Raôul Duguay

26 janvier 2013 - Station de Plein Air de Sutton


ARTISTES POUR LA PAIX rend hommage à Raôul Duguay

Les Artistes pour la Paix, dont le président est le pianiste Pierre Jasmin (à gauche sur la photo), ont accordé un Prix hommage à Gilles Vigneault et Raôul Duguay, les deux premiers artistes à avoir présenté un concert pour la paix en 1983, lequel a servi de lancement à l'Association. Photo : Studio 21


L’ATSA nommée Artiste pour la Paix 2008
Gilles Vigneault et Raôul Duguay reçoivent un prix hommage

Montréal, le 4 février 2009 ― Le 14 février 2009 à 11h du matin à la Chapelle historique du Bon-Pasteur (100, rue Sherbrooke est), seront honorés Annie Roy et Pierre Allard qui forment L’action terroriste socialement acceptable (ATSA). Sur place, plusieurs personnalités oeuvrant dans le domaine des arts ou de l’environnement rendront hommage à ce couple d’artistes profondément engagé socialement. L’ATSA pose des actions sur la place publique depuis 1997 et tenait l’événement État d’urgence pour une dixième année en décembre 2008. Fortement engagées, leurs œuvres se situent en dehors des lieux conventionnés de l’art et se définissent sur quatre grands axes : l’altermondialisation, la mémoire collective populaire, l’écologisme et la justice sociale, en privilégiant le contact chaleureux avec les itinérants. L’ATSA a marqué l’imaginaire collectif avec ses Campements de réfugiés, ses Banques à bas et ses Attentats présentés dans plusieurs villes au Canada, le premier Attentat réalisé en 2003 lorsque le président Bush a déclaré la guerre à l’Irak : l’ATSA riposte en présentant dans la rue un véhicule utilitaire sport (VUS) incendié qui, d’objet fétiche d’opulence et d’arrogance, devient symbole de la violence meurtrière de la guerre. Les dix années d’engagement de ces deux artistes, Annie Roy et Pierre Allard, ont été mises en valeur dans une publication récente intitulée L’ATSA Quand l’art passe à l’action (éditions Publishing).

Pour leur rendre hommage, la chanteuse Ève Cournoyer interprètera live deux chansons de son répertoire, une au piano, l’autre à la guitare. Par ailleurs, l’auteure Laure Waridel, cofondatrice d’Équiterre et spécialiste du développement international et de l’environnement, livrera quant à elle un témoignage virtuel.

Dans la lancée de leur 25e anniversaire, les Artistes pour la Paix (APLP) remettront pour la première fois un prix hommage aux deux artistes fondateurs du regroupement pacifiste le plus ancien au pays. En effet, en 1983, dans le mouvement mondial initié par le groupe Performing artists for nuclear disarmament coprésidé par Harry Belafonte et Liv Ullmann, Raôul Duguay et Gilles Vigneault donnent un spectacle qui servira de rampe de lancement aux APLP, ce pourquoi le conseil d’administration de l’organisme a choisi de leur rendre hommage.

À chaque année, depuis 1988, les APLP honorent un artiste ou un collectif d’artistes dont l’art et la vie témoignent en faveur de la paix. Ils ont choisi le 14 février, fête de l’amour, pour dévoiler leur choix. Des artistes de toutes disciplines ont été proclamés « artistes pour la paix de l’année »; ces trois dernières années, ce furent Luc Picard, Wajdi Mouawad et Dan Bigras. Dans le domaine des arts visuels, il y eut Armand Vaillancourt (1993), Alex Magrini (1994), Josée Lambert (1998) et Marcelle Ferron (2000). Clowns sans frontières est un autre collectif récompensé par les APLP (1997).

Communiqué de Artistes pour la Paix
par Jean-Claude Côté : 514-525-0375
et Symon Henry : 514-814-1007