L’ISLE HEUREUSE
Exposition 'D’aile en ailes l’élan vital' de Jean-Paul Riopelle
à la Galerie Lounge TD
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies!
Des ailes des ailes des ailes
Des nuées d’ailes blanches
Font valser le ciel
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies!
Invasion blanche sur la toile du ciel
Incandescence au bout des plumes dorées
Des ailes des ailes des ailes
Immense blanc banc de neige volant
Ailes blanches des anges allélouiant de lumière
Dans les champs immortels des pays d’en-haut
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Hibou!
Totalement en transe dans sa danse
Le firmament ébarloui de bonheur
Swingue et s’enjazze
En oies blanches sauvages se métamorphose
Toutes les ailes dans le ciel
Ne font plus qu’une seule aile
Une aile infinie en forme de V
Oies! Oies! Oies!
En plein élan vital
Vers la victoire sur le vide
Vers le sud ensoleillé de l’espérance
Autour de l’éclair permanent
Éclatent les couleurs des saisons de l’esprit
Voyager voyager sur les ailes de la liberté
Ouvrir défricher les horizons du possible
Liberté! Liberté!
Aux quatre vents de l’imagination s’envoler
Ailleurs! Là-bas! Là-bas! Là-bas!
Ailleurs! L’espace! L’espace intérieur.
L’infini ouvre enfin ses ailes
L’espace-temps s’envole
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Hibou!
Ça vole? Oui et vous? Ça vole?
Ailleurs! Ailleurs c’est ici!
En plein coeur des mouvements du vent
En plein tsunami de visions
Heureux d’écouter à deux
La symphonie des cercles silencieux dans l’azur
Pendant que roule la roue de l’éternité
Dans la ronde nuit du désir
Boire à deux la brume bleue
Qui plane sur les eaux du fleuve
Marcher à la crête des vagues
Et de la montagne à la vallée
Aller à la pêche à la beauté
Contempler la moisson de miroitements enfin
Baigner dans les eaux vives de l’amour
Et quand la nuit avale le visible
Que l’espace se ferme comme une huître
L’aveugle regard ne s’ouvre
Qu’avec le scalpel de l’étincelle dans la cervelle
Qu’avec la fusion des feux dans les coeurs
Quand l’espace est fermé
Enfoui dans l’ombre du doute
La clef qui ouvre la serrure du temps
Vers la vastitude de l’être
La clef qui ouvre la porte du pays d’en haut :
Une volière d’oies pagayant de l’aile
Sous le canot de glace
Et L’Isle-aux-Oies naviguant dedans
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies!
Ô s’envoler encore vers d’autres cieux
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies!
Les îles ont fui! Les îles ont fui!
Ne reste plus que l’Isle-aux-Oies
Bien amarrée aux vagues de l’amour
Ne reste plus que l’Isle heureuse L’isle-à-la-Joie
Aller aller aller encore et encore
Avec les mille ailes de la liberté
Aller rêver le premier rêve de la nature
À chaque instant
Au bout du pinceau de la truelle de l’aérosol
Partir à la conquête de l’inconnu
Sauter dans son destin
Tendre des pièges à la réalité
Peindre l’âme des choses
Rêver rêver un autre monde
Monter sur ses propres épaules
Pour voir venir l’avenir
Peindre des yeux à l’invisible
Peindre l'aura de la lumière
Peindre comme on respire
Et respirer l’Univers
Laisser se lever les grands voiliers d’oies blanches
De bruants-des-neiges de harfangs-des-neiges
Au plus profond de son souffle
Enfin sauter dedans la toile
Et disparaître à l’horizon de soi-même
Aller à l’Isle-aux-Oies l’Isle heureuse l’Isle-à-la-Joie
Y cueillir le plus grand des trésors
Aller à l’Isle-aux-Oies y boire à l’amour
Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies! Oies!?
Les oies s’envolent! Les oies s’envolent!
Et sur leurs ailes moi aussi
Raôul Duguay
24 octobre 2011
Ô Kébèk - Témoignages
Les mots lumineux de Raôul Duguay
« Il y a, en filigrane de ce texte Ô Kébèk, une poésie vibrante, tonique, nourrie d’une immense maturité et porteuse d’une multitude d’émotions. Certains y trouveront une dimension politique, un héritage culturel et/ou l’espoir d’un possible rassemblement citoyen. D’autres seront conquis sans réserve par les mots et leur claire ordonnance exclusive à Raôul Duguay. Ces mots lumineux font naître à l’orée de nos mémoires des images d’une telle précision et d’une telle intensité qu’elles prennent des dimensions cosmiques et universelles. Ces mots transhistoriques mesurés à l’aune des profondes convictions de leur auteur enrichissent le terreau de nos espoirs et suggèrent une démarche de fierté vers des horizons à nommer. Ces mots nés dans la solitude et le silence; mots de philosophe, mots de poète, mots de musicien rappellent que notre monde est aux premières marches des plus joyeux consentements.Il nous reste à croire en "la soif d’un pays où règne l’abondance" et surtout cultiver précieusement "le courage de nous tenir debout" (Raôul Duguay, Ô Kébék)Il faut reconnaître que dans cette solide matière textuelle, à travers une visible mainmise structurelle de cet hymne national se profile la vision humaniste et historique de Duguay rejoignant ainsi celles de nos grands poètes tels
Gaston Miron : "nous te ferons, Terre de Québec [...] c’est nous ondulant dans l’automne d’octobre, c’est le bruit roux de chevreuils dans la lumière, l’avenir dégagé, l’avenir engagé." (L’octobre. L’Homme rapaillé),Paul-Marie Lapointe pour qui "les hommes marchent entre les murs abolis" (Réel Absolu)Claude Gauvreau quand il affirme qu’il "faut poser des actes d’une si complète audace que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu’un pouce de délivrance a été conquis pour tous" (La charge de l’orignal épormyable.)
Avec eux, Duguay chasse les ombres de nos mémoires et ceux qui aujourd’hui le condamnent devront un jour admettre que chaque mot possède une vie propre et que celle-ci engage un rapport à la conscience et donne une voix libre et authentique à l’Autre. »
Thérèse Bélanger, consultante en arts visuels
Notre-Dame-du-Portage.
16 juin 2011
Des paroles qui disent vrai« Le ton méprisant et cynique de Patrick Lagacé est tellement gros qu'il se couvre de ridicule. Venant de quelqu'un qui a traité Wajdi Mouawad de "sale con" lors de l'affaire "Bertrand Cantat", il n'a aucune crédibilité à mes yeux. Mais, comme on lui donne beaucoup d'espace dans le journal, c'est tout à fait blessant et choquant. L'entrevue avec Nathalie Petrowski vient tout de même jeter un regard plus nuancé. C'est à l'écoute de cette belle musique que les gens seront conquis, mais aussi par les paroles qui disent vrai. Quand d'autres chanteurs se seront approprié cet hymne, quand d'autres arrangements verront le jour, quand des chorales chanteront de tout leur coeur, c'est à ce moment que la musique pénétrera dans le coeur des gens. On ne peut imposer un hymne de force; on doit compter sur sa force seule pour s'imposer d'elle-même. Et elle en a! »
Denis Gougeon, compositeur
Ô KÉBÈK (Ô Québec) : un hymne est beaucoup plus qu'une chanson
Il est des traditions auxquelles on ne peut guère échapper. Lorsqu’un jeune pays accède à l’indépendance et demande son admission dans le concert des nations, il n’oublierait pour rien au monde trois éléments essentiels: un drapeau, des armoiries et, bien entendu, un hymne national. Chaque État du monde possède aujourd’hui son hymne. Y compris ceux qui n’ont pas encore de reconnaissance officielle. Indispensable symbole, presque initiatique, ce chant permet d’ëtre reconnu en tant que nation souveraine, aussi bien d’ailleurs par le reste du monde que par ses propres citoyens.Jean-Marc Cara, Le concert des nations, Éditions 1, 2004.
Quand j’ai relevé le défi d’écrire les paroles et la musique de l’hymne national que je propose ici, je n’ai rien pris à la légère. Porter une parole à l’image de tout un peuple et composer la musique qui lui donne son allant, n’est pas aussi simple qu’écrire une chanson. Un hymne est beaucoup plus qu’une chanson. Un hymne est l’écho du coeur et de l’âme d’une nation. L’image d’une nation doit refléter à la fois ce qui touche son coeur et ce qui active sa pensée.La thématique
C’est pourquoi la thématique que j’ai proposée dans l’élaboration des huits couplets de la version complète s’est articulée autour des symboles et des valeurs propres à notre nation avec une référence à son histoire (ancêtres et gens venus d’ailleurs) à sa géographie, aux traits caractéristiques de sa culture, à sa langue et à ses valeurs morales.
Le Comité pour un hymne national
Porter le poids de cette responsabilité me fut parfois pénible tellement la justesse dans la sélection des mots pour brosser le portrait culturel d’un peuple m’apparut essentielle. Pour ce faire, les membres du Comité pour un hymne national, initiative de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, me sont venus en aide. C’est d’abord grâce à la demande de Charles Campbell, le véritable instigateur et mécène de cet hymne, que j’ai répondu en venant assister à une séance de remue-méninges en compagnie des autres membres du Comité, messieurs Mario Beaulieu, Daniel Turp, François Cousineau, Richard Quirion, Denis Gougeon et Jacinthe Béliveau.
La musique
En ce qui a trait à la musique, j’ai choisi le refrain d’un hymne au Saint-Laurent que j’avais déjà écrit. Grâce au génie créateur d’Alain Sauvageau qui en a écrit la dernière partie, et surtout, grâce à ses arrangements et à son orchestration, l’hymne ô Kébèk (ô Québec) a pris son ampleur et son majestueux envol. S’inspirant des images contenues dans mon texte, il a créé des références musicales appropriées et, par le choix d’une instrumentaion pertinente, donné à chaque couplet sa couleur symbolique. Ces références sont inscrites sous les versets de l’hymne de même que les mots-clés de la thématique. D’autre part, en symbolisant la voix de toute la nation, l’apport de la Chorale de l’Art Neuf contribue grandement à donner à cet hymne toute sa magnificence.
Les 195 hymnes nationaux
Après avoir lu les textes et écouté la musique de chacun des 195 hymnes nationaux, quelques constantes se dégagent de l’ensemble des textes et musiques. Dans la majorité des cas, la musique est militaire et le texte qu’elle soutient fait souvent appel à la violence, voire à la guerre. À l’inverse de cette tendance historique à la manière de La Marseilleise, et à l’instar de la plupart des pays africains, le texte que je propose avance des images de paix, de beauté du pays et de partage des richesses naturelles et culturelles. Toutes les paroles de mon poème incitent à l’amour du pays, à la solidarité et au rassemblement pacifique.
L’identité d’une nation
Bien sûr, un tel effort d’inclusion de toutes les cultures habitant notre territoire peut sembler s’appuyer sur un idéalisme parfois difficile à intégrer dans la vie quotidienne d’une nation. Cependant, comme un hymne national a pour cause et effet de rassembler la diversité des gens du pays, il doit nécessairement proposer une philosophie de la vie en communauté qui porte l’idéal de l’unité dans la diversité. Est-ce une utopie que de vouloir vivre ensemble dans la paix? Un hymne national doit donner à une nation qui le chante ou l’écoute, un puissant sentiment d’appartenance et d’identité nationale.
La souveraineté
L’hymne national que je propose est l’expression du sentiment national et de la loyauté envers la nation
Pour le révolutionnaire Emmanuel Sieyès, la nation est une entité qui existe naturellement et dont la volonté ne peut s’exprimer que par ses représentants. Elle est la seule source de souveraineté: « Le peuple, c’est la nation. »
Enfin, il se peut que la création de cet hymne soit l’oeuvre la plus importante de ma vie de poète. Alain Sauvageau et moi sommes vraiment fiers de donner à la nation du Kébèk, cet hymne national. Notre voeu le plus cher est qu’en l’écoutant et en le chantant en français, se réallume la flamme de la fierté dans nos coeurs et nos âmes de citoyens et que, de sa lumière naisse le pays souverain du Kébèk.
Raôul Duguay
Ô KÉBÈK (Ô QUÉBEC)
Hymne national proposé
1
Ô Kébèk
Kébèk c’est nous gens d’ici gens de coeur
Pays unique du nord de l’Amérique
Grand peuple uni sous le fleurdelisé
Nation qui fleurit et aspire au bonheur
Sous l’arc-en-ciel de l’amour nous chantons liberté
Au fil des jours nous gardons en mémoire notre histoire
Notre fierté notre victoire c’est de parler français
Et de vivre ensemble en paix
2
Nous gardons vive souvenance de la France
D’où sont partis par un vent d’espérance
Nos chers ancêtres qui en nous ont fait naître
La soif d’un pays où règne l’abondance
Avec les peuples autochtones nous avons fait alliance
Avons appris à parler à l’Esprit de la Terre
Qui nous a fait vivre de la chair des fruits de la nature
Et survivre à la froidure
3
Kébèk c’est nous gens de toutes les couleurs
Gens venus de Grande-Bretagne et d’Irlande
Gens venus d’ailleurs prendre ici demeure
Ensemble échangeons nos savoirs nos légendes
Allons tous à la rencontre de nos ressemblances
Accueillons nos différences respectons nos croyances
Vivons heureux dans l’unité
Notre diversité enrichit notre pays
4
L’héritage de nos mères et de nos pères
C’est le courage de nous tenir debout
Ouvrir nos chemins marcher jusqu’au bout
Grandir souverains choisir notre destin
Lorsque se lève l’aurore nous entendons encore
Résonner fort dans nos coeurs la voix de nos aïeux
Dans leur parlure ils jasent entre eux de l’avenir des enfants
Des enfants de leurs enfants
5
Le Saint-Laurent nage dans notre sang
Coule en nos veines mille vagues d’espoir
Notre grand fleuve berceau de notre histoire
Abreuve notre foi dans nos droits et devoirs
Comme ses eaux nourricières se mêlent à l’océan
Nous embrassons les humains venant d’autres horizons
Notre raison notre passion notre fraternité
Nous engagent à partager
6
Kébèk c’est nous aussi grands que nos rêves
De nos racines monte joyeuse sève
Quand va éclore l’iris versicolore
La vie allélouille l’hirondelle gazouille
Nous baignons dans les beautés de notre immensité
Sous les aurores boréales brame brame l’orignal
Près des bouleaux une merveille
Les ailes au soleil le harfang des neiges s’envole
7
Notre puissance c’est l’imagination
Faire en même temps l’utile et l’agréable
Bâtir un monde équitable et viable
Un monde prospère qui protège la nature
Notre culture a bon vent dans ses vastes voilures
Les lumières de nos esprits rayonnent autour de la Terre
Dans la vibrante symphonie de notre humanité
Nous chantons Je me souviens
8
Nos belles jeunesses voilà notre richesse
La fraîcheur de leurs rêves change le monde
Avec sagesse les aînés leur répondent
Nous sommes ouverts confiants et solidaires
Entre nos générations allons jetons des ponts
Entre les rives du fleuve buvons à la même eau
Avec l’ancien et le nouveau
Créons le beau pays le pays qu’il nous faut
Ô Kébèk
Pays de nos amours
Paroles : Raôul Duguay
Musique : Raôul Duguay, Alain Sauvageau
Arrangement et orchestration : Alain Sauvageau
AUDIO/VIDÉO
Télécharger la version complète avec voix
Télécharger la version complète instrumentale
Télécharger la version courte avec voix
Télécharger la version courte instrumentale
Voir sur YouTube l'enregistrement de la version courte
Voir et entendre sur YouTube le Salut au Drapeau suggéré
SUR LE SITE OFFICIEL DE L'HYMNE (hymnenationalokebek.com) :
Texte de la version complète, commenté par Raôul Duguay
Mot de l'instigateur du projet, Charles Campbell
Explication de la graphie du mot Kébèk
Le courage d'oser, par Pierre-Luc Bégin
Commentaires des proches collaborateurs
Les collaborateurs du projet
"Ô Kébec" nous ressemble et nous rassemble
COMMENTAIRES AILLEURS SUR LE WEB :
Ô Kébek, merci Raôul, par Francine Allard chez Vigile.net
Nuit blanche à la Grande Bibliothèque

Dans la nuit du 27 février dernier, Raôul Duguay a participé à l’événement théâtral et littéraire Le cabaret pas tranquille à l’occasion de la 8e édition de la Nuit blanche à Montréal dans le cadre du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE. L'événement était organisé conjointement par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).
Raôul Duguay y a déclamé le poème Kébèk mon beau bébé qu’il avait lu au Gesù en 1972 lors de la mémorable soirée Poèmes et chants de la résistance organisée pour soutenir les prisonniers politiques qu'on accusait d'être liés au FLQ.
Le cabaret pas tranquille fut un succès : plus de 1 800 noctambules ont passé les portes pour entendre les poètes invités.
Le spectacle J'ai soif : « Un très beau cadeau »
J’arrive de Val Morin. Autant l’annoncer d’entrée de jeu : ta performance au Théâtre des Marais a été stupéfiante, prenante, touchante, énergisante... La dernière fois que je t’ai vu en spectacle, je devais avoir quinze ans. De nombreuses années séparent ces deux spectacles. Quelle maturité! Quelle tendresse! Quelle intensité! Tout était si bien dosé ce samedi : tes préoccupations sociales, ta spiritualité, ta folie contagieuse, ton univers musical magique (trompette, chants, musique)… Et que dire de ton charisme, de ton magnétisme puissant? À peine entré, tu as conquis la salle par tes « allllllôôôôôôô », par ta présence à « l’autre », par ta sensibilité bien intégrée, mais touchante, et ce, jusqu’à la fin.
Tu portais si bien le message de « l’eau » que, pendant un moment, il y a eu confusion dans mon esprit et j’ai ressenti une grande émotion montée en moi. Je retrouvais, tout à coup, par la magie de l’imagination, le « Chanteur de l’Eau », celui qui a compris le message si lointain d’une amérindienne pleurant l’inconscience et les « eaux fragiles » d’aujourd’hui. Merci pour : « La soif », « La mer à boire », « Un peu d’eau », « La marée aux mille vagues », « L’eau de Noé », et ma préférée : « La rivière. » TU ES l’alliance entre le passé et le futur, c’est toi qui amènes « l’eau au moulin » des consciences endormies.
Je dois aussi te parler de ta voix. D’accord, elle a des registres étendus, une force surprenante, mais surtout, une expression affective si unique qu’elle captive tout en demeurant un intrigant mystère. Elle a rouuuuulé la voix de Raôuuuuuuul… Elle a aimé la vie et continue de répandre ses magnifiques timbres. Elle me semblait émaner de si loin… et être si présente… Aussi, en parallèle, impossible de mettre en marge ce grand amour que tu portes pour la vie. Il brille comme le fleuve Saint-Laurent au lever de l’aurore.
Comme tu le constates, une écrivaine ne peut écrire que ces cinq mots : BRAVO pour ton magnifique spectacle! Elle a l’obligation heureuse de s’étendre et de réfléchir sur les beautés de la créativité humaine : la tienne. Merci Raôul pour ce magnifique « voyage » dans ton univers. Tu m’as fait un très beau cadeau.
Marilou Brousseau
Le spectacle « J'ai soif » dans les médias
Source : Le Guide de Cowansville
Source : Québec Info Musique
Source : voir.ca
Source : Le Soleil
Source : Journal de Québec




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