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Le premier mot


Festival de jazz de Québec (7e édition)

Mot du Président d’honneur

J’ai le jazz dans le sang et ce, depuis mon enfance. Mon père jouait des airs de Benny Goodman à la clarinette et d’autres de Charlie Parker au saxophone alto. Chaque fois que je l’entendais interpréter In the mood de Glenn Miller, toutes mes molécules flottaient de plaisir. Plus tard, à l’université, mon écriture poétique sera fortement influencée par le be bop de Parker et par le cool de Miles Davis.

Aujourd’hui, me voilà Président d’honneur du festival de jazz de Québec. Je suis très heureux de participer à cet événement vivifiant qui prend de plus en plus d’envergure dans le monde de la culture. Car la vertu de ce festival est de rassembler les gens pour célébrer la joie de vivre ensemble en découvrant l’ancienne comme la nouvelle créativité des artistes d’ici et d’ailleurs. L’un des signes distinctifs du FJQ est cette merveilleuse faculté qu’ont ses organisateurs de jeter des ponts entre les arts, entre les cultures et entre les différents genres musicaux. J’ai bien hâte que la fête commence pour y jouir de la musique des meilleurs jazzmen du Québec et du monde entier et faire la découverte des jeunes artistes qui demain enjazzeront les foules. Une société qui crée est une société en santé.

Le 18 octobre, à l’Espace Hypérion au volet Largo du Festival, en hommage aux jazzmen qui ont marqué l’histoire, j’emboucherai mon fluguel et de ma voix, ferai swingner ma poésie et mes chansons, en compagnie des inspirants musiciens de Québec: Vincent Gagnon, Guillaume Bouchard et Raynald Drouin. Le 16 octobre, au Capitole, je serai aux côtés des Grands Québécois du Jazz. Quel honneur!

Allez! Vivement vers le jazz qui fera rougir de plaisir les feuilles des arbres et les joues des fervents de musique!

Raôul Duguay


Ô KÉBÈK (Ô QUÉBEC)



Hymne national proposé

1. Le pays, le peuple, la nation, l’histoire, la liberté, la langue, le fleurdelisé

Ô Kébèk
Kébèk c’est nous gens d’ici gens de coeur
Pays unique du nord de l’Amérique
Grand peuple uni sous le fleurdelisé
Nation qui fleurit et aspire au bonheur
Sous l’arc-en-ciel de l’amour nous chantons liberté
Au fil des jours nous gardons en mémoire notre histoire
Notre fierté notre victoire c’est de parler français
Et de vivre ensemble en paix

2. La France, les autochtones, la terre des ancêtres, le climat

Nous gardons vive souvenance de la France
D’où sont partis par un vent d’espérance
Nos chers ancêtres qui en nous ont fait naître
La soif d’un pays où règne l’abondance
Avec les peuples autochtones nous avons fait alliance
Avons appris à parler à l’Esprit de la Terre
Qui nous a fait vivre de la chair des fruits de la nature
Et survivre à la froidure
(L’utilisation du clavecin fait ici référence à la nouvelle France des années 1600 et 1700.
Autre référence musicale :
lors des rituels de leurs événements sacrés, les autochtones entonnaient des chants incantatoires en s’accompagnant du tewegan, tambour amérindien.)

3. La Grande Bretagne, l’Irlande, l’unité dans la diversité

Kébèk c’est nous gens de toutes les couleurs
Gens venus de Grande-Bretagne et d’Irlande
Gens venus d’ailleurs prendre ici demeure
Ensemble échangeons nos savoirs nos légendes
Allons tous à la rencontre de nos ressemblances
Accueillons nos différences respectons nos croyances
Vivons heureux dans l’unité
Notre diversité enrichit notre pays
(En référence à la tradition musicale irlandaise, on entend ici un Thin Whistle, la flûte irlandaise et une harpe celtique jouant des arpèges.
Écho de la tradition britannique, le cor anglais joue en contre-chant, le thème de l’Horloge (Big Ben) sur la Tamise.)

4. Les aïeux, l’héritage, les générations

L’héritage de nos mères et de nos pères
C’est le courage de nous tenir debout
Ouvrir nos chemins marcher jusqu’au bout
Grandir souverains choisir notre destin
Lorsque se lève l’aurore nous entendons encore
Résonner fort dans nos coeurs la voix de nos aïeux
Dans leur parlure ils jasent entre eux de l’avenir des enfants
Des enfants de leurs enfants
(L’héritage de nos pères est musicalement traduit ici d’abord par un violoneux qui joue un reel irlandais à la manière de l’époque tout en faisant de la podorythmie.
Les tapeux de pieds furent les premiers percussionnistes dans les soirées québécoises.)

5. Le Saint-Laurent, la foi, les droits, les devoirs, la fraternité, le partage

Le Saint-Laurent nage dans notre sang
Coule en nos veines mille vagues d’espoir
Notre grand fleuve berceau de notre histoire
Abreuve notre foi dans nos droits et devoirs
Comme ses eaux nourricières se mêlent à l’océan
Nous embrassons les humains venant d’autres horizons
Notre raison notre passion notre fraternité
Nous engagent à partager
(Un motif joué par la section des cordes crée une image des vagues du fleuve Saint-Laurent.
La force des vagues et l’intensité de la musique augmentent quand le fleuve vient se jeter dans l’océan.)

6. La nature, l’immensité, les symboles (iris versicolore, harfang des neiges, le bouleau)

Kébèk c’est nous aussi grands que nos rêves
De nos racines monte joyeuse sève
Quand va éclore l’iris versicolore
La vie allélouille l’hirondelle gazouille
Nous baignons dans les beautés de notre immensité
Sous les aurores boréales brame brame l’orignal
Près des bouleaux une merveille
Les ailes au soleil le harfang des neiges s’envole
(Chaque ville et chaque village du Québec a son clocher.
Les cloches font partie de notre tradition religieuse et, pour beaucoup, sont encore un symbole de notre identité culturelle.)

7. Le respect de l’environnement, l’imagination, le rayonnement mondial, la devise

Notre puissance c’est l’imagination
Faire en même temps l’utile et l’agréable
Bâtir un monde équitable et viable
Un monde prospère qui protège la nature
Notre culture a bon vent dans ses vastes voilures
Les lumières de nos esprits rayonnent autour de la Terre
Dans la vibrante symphonie de notre humanité
Nous chantons Je me souviens

8. La richesse de la jeunesse, la sagesse des aînés, l’ancien et le nouveau, le beau pays

Nos belles jeunesses voilà notre richesse
La fraîcheur de leurs rêves change le monde
Avec sagesse les aînés leur répondent
Nous sommes ouverts confiants et solidaires
Entre nos générations allons jetons des ponts
Entre les rives du fleuve buvons à la même eau
Avec l’ancien et le nouveau
Créons le beau pays le pays qu’il nous faut
Ô Kébèk
Pays de nos amours
(Pour traduire une manière de faire dans la musique actuelle des jeunes, l’utilisation de boucles (loops) constitue ici la structure rythmique. )

Paroles : Raôul Duguay
Musique : Raôul Duguay, Alain Sauvageau
Arrangement et orchestration : Alain Sauvageau



AUDIO/VIDÉO

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Voir et entendre sur YouTube le Salut au Drapeau suggéré



SUR LE SITE OFFICIEL DE L'HYMNE (hymnenationalokebek.com) :

Texte de la version complète, commenté par Raôul Duguay

Mot de l'instigateur du projet, Charles Campbell

Explication de la graphie du mot Kébèk

Le courage d'oser, par Pierre-Luc Bégin

Commentaires des proches collaborateurs

Les collaborateurs du projet

"Ô Kébec" nous ressemble et nous rassemble


COMMENTAIRES AILLEURS SUR LE WEB :

Ô Kébek, merci Raôul, par Francine Allard chez Vigile.net


'Regards croisés' à Frelighsburg


Raôul Duguay à Saint-Jean-Port-Joli


Portrait de Raôul Duguay par Henri Desclez



AU PRINTEMPS D'UNE VILLE VERTE

 
Avant que ne s’élève l’arbre de béton
Dans le smog d’une civilisation avide
L’homme habitant au cœur de l’arbre
Montait jusqu’à la plus haute branche
De son gratte-ciel personnel pour voir
Venir l’avenir de sa jeune descendance
Redescendu de l'arbre et du ciel étoilé

L’homme disait son  rêve à son enfant :
Fais de ton futur un éternel printemps
Honore l'arbre dont tu feras ta maison
Protège l’air et l’eau essences de la vie
 Fais de cette Terre la fleur de l’Univers
 La nature est la seule demeure qui dure

Le premier homme qui entendait rêver
 Les semences les racines et les moissons
 N’avait pas vu les générations prospérer
 Faire sans mesure conquête de la nature
Il n’avait pas vu se lever les villes vertes
sur les toits des gratte-ciels en béton
 Pousseront bientôt des forêts des jardins

Quand sous un ciel pur et rempli d’ailes
 Arbres et buildings danseront ensemble
Alors comme rivière rêvant à sa source
 L’homme retrouvera sa véritable nature
Nature et culture fleuriront en harmonie
La suite du monde sur la planète bleue
Passera par la beauté apaisante du vert

Raôul Duguay


BABYLONE

 
Dans cette belle Babylone
belle Babel toute enroulée dans l’or et l’argent
et qui se mire dedans et qui se mire dedans
narcisse à la boutonnière
les spéculateurs obèses se sont enivrés
Agenouillés devant leur eldorado visqueux
remplissant leur verre au robinet de leurs pipelines
empilant leurs profits dans leurs mégalopoles
ils cuvent le pétrole qui coule dans leurs veines
en chantant : Kalamazoo Kalamazoo Kalamazoo
et de la marée noire de leurs pensées avides
émanent des gaz à effet de serre qui étouffent l’azur

Les sales seigneurs de ce monde
dont l’esprit et le cœur sont pollués
chaque jour volent et profanent les fruits
du ciel de la terre et des mers
Dns l’or gris de leurs neurones corrosifs
ils concoctent la stratégie de tuer leur propre mère

Devenu de l’or rouge le sang des hommes
s’échange sur le marché mondial contre de l’or noir
L’or noir des conquistadors de l’économie
empoisonne l’or bleu essence de la vie
et leur soif du monde est à marée aussi haute
que le marchandage des glaciers fondants

 À la bourse planétaire grimpe grimpe
le prix de l’or jaune qui dort dans les coffre-forts
La pollution de l’or bleu contamine l’or brun
l’or brun des terres arables engraissées aux toxines
finit par infecter l’or vert des forêts
coupées à blanc avec des scies à mercure
Et les poumons de la planète étant perforés
la voix des peuples n’a plus d’oxygène pour crier
S.O.S !

S.O.S ! Le toit du monde est percé
en tombent les eaux d’un ciel acide et oxydé
S.O.S ! L’air n’est plus qu’un four à gaz
S.O.S ! L’eau potable se raréfie
S.O.S ! Il faut laver la terre entière à l’eau de javel !

Les sales seigneurs de ce monde
nageant dans les sables bitumineux
d’une économie sans humanité
carburant au profit contre la vie
 planifient de tuer leur propre mère

Apatrides apathiques monoglottes à numéros
ivres de mondialisation leurs transnationales
se flattant allégrement la bedaine
placent leur centre partout et leur périphérie
est à trois puces du grand nombril de dieu

Le savoir-vivre de cette civilisation explosive
stroboscope sa promotion en lettres de néon

Et l’air poivré de la liberté
ne se respire qu’avec un masque

Le monde se laisse dévorer par son ombre

Le temps est venu d’inverser le courant
Les marées noires de la pensée mercantile
ne sont plus à boire ne sont plus à boire
Le temps est venu d’inverser le courant
De remonter à la source de la nature humaine

Raôul Duguay

26 janvier 2013 - Station de Plein Air de Sutton


Lettre à la jeunesse


Ô Kébèk - Témoignages

Les mots lumineux de Raôul Duguay
« Il y a, en filigrane de ce texte Ô Kébèk, une poésie vibrante, tonique, nourrie d’une immense maturité et porteuse d’une multitude d’émotions. Certains y trouveront une dimension politique, un héritage culturel et/ou l’espoir d’un possible rassemblement citoyen. D’autres seront conquis sans réserve par les mots et leur claire ordonnance exclusive à Raôul Duguay. Ces mots lumineux font naître à l’orée de nos mémoires des images d’une telle précision et d’une telle intensité qu’elles prennent des dimensions cosmiques et universelles. Ces mots transhistoriques mesurés à l’aune des profondes convictions de leur auteur enrichissent le terreau de nos espoirs et suggèrent une démarche de fierté vers des horizons à nommer. Ces mots nés dans la solitude et le silence; mots de philosophe, mots de poète, mots de musicien rappellent que notre monde est aux premières marches des plus joyeux consentements.
Il nous reste à croire en "la soif d’un pays où règne l’abondance" et surtout cultiver précieusement "le courage de nous tenir debout" (Raôul Duguay, Ô Kébék)
Il faut reconnaître que dans cette solide matière textuelle, à travers une visible mainmise structurelle de cet hymne national se profile la vision humaniste et historique de Duguay rejoignant ainsi celles de nos grands poètes tels
Gaston Miron : "nous te ferons, Terre de Québec [...] c’est nous ondulant dans l’automne d’octobre, c’est le bruit roux de chevreuils dans la lumière, l’avenir dégagé, l’avenir engagé." (L’octobre. L’Homme rapaillé),
Paul-Marie Lapointe pour qui "les hommes marchent entre les murs abolis" (Réel Absolu)
Claude Gauvreau quand il affirme qu’il "faut poser des actes d’une si complète audace que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu’un pouce de délivrance a été conquis pour tous" (La charge de l’orignal épormyable.)
Avec eux, Duguay chasse les ombres de nos mémoires et ceux qui aujourd’hui le condamnent devront un jour admettre que chaque mot possède une vie propre et que celle-ci engage un rapport à la conscience et donne une voix libre et authentique à l’Autre. »

Thérèse Bélanger, consultante en arts visuels
Notre-Dame-du-Portage.
16 juin 2011


Des paroles qui disent vrai

« Le ton méprisant et cynique de Patrick Lagacé est tellement gros qu'il se couvre de ridicule. Venant de quelqu'un qui a traité Wajdi Mouawad de "sale con" lors de l'affaire "Bertrand Cantat", il n'a aucune crédibilité à mes yeux. Mais, comme on lui donne beaucoup d'espace dans le journal, c'est tout à fait blessant et choquant. L'entrevue avec Nathalie Petrowski vient tout de même jeter un regard plus nuancé. C'est à l'écoute de cette belle musique que les gens seront conquis, mais aussi par les paroles qui disent vrai. Quand d'autres chanteurs se seront approprié cet hymne, quand d'autres arrangements verront le jour, quand des chorales chanteront de tout leur coeur, c'est à ce moment que la musique pénétrera dans le coeur des gens. On ne peut imposer un hymne de force; on doit compter sur sa force seule pour s'imposer d'elle-même. Et elle en a! »

Denis Gougeon, compositeur