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L'astronote — Au programme d'un concert de l'OSTR

Samedi, 3 novembre 2018 à 20 h  
Aux frontières du Cosmos
Concert de l'orchestre symphonique de Trois-Rivières
Salle J.-Antonio-Thompson à Trois-Rivières.

Notamment au programme, L'Astronote, Concerto pour harmonica et orchestre symphonique du compositeur Daniel Lessard.
Texte, Raôul Duguay; harmoniciste, Pierre Parent; narration, Stéphane Demers.

L’évènement sera filmé par Yves Langlois qui réalise actuellement un documentaire sur la carrière artistique de Raôul Duguay.

Lire le poème L'Astronote


Nos racines psychédéliques

Lundi, 29 octobre 2018
Lancement du livre
« Nos Racines Psychédéliques,
l'héritage électrisant de la génération MAINMISE »

de Marc-André Brouillard, en collaboration avec l'équipe de MAINMISE.
    « Un livre inclassable qui jette un regard neuf sur les idéaux, les enjeux et les acteurs d’une époque marquante!

    Emblème de la contre-culture, le magazine Mainmise, dont le premier numéro a été lancé en pleine Crise d’octobre, a profondément marqué le Québec de 1970 à 1978 en plus de s’ériger en digne représentant de l’ère sexe, drogues et rock’n’roll. Reconstituant l’âme de Mainmise à travers certains morceaux choisis, ce livre important témoigne du foisonnement intellectuel et créatif qui animait le monde dans les années 70.

    Documents d’archives, articles originaux, collages et témoignages replongeront le lecteur au cœur d’une époque fascinante. Celui-ci découvrira les aspirations de toute une génération à travers les sujets phares du magazine: musique, drogues, alimentation, vie dans les communes, sexualité, environnement, philosophies orientales, visions du Kébek d’alors. Chaque page tournée permet de constater que bien des rêves fous de la génération Mainmise sont devenus réalités! »

    Guy Saint Jean, Éditeur


L'étincelle — L'enfance de l'art


Aux sources du psychédélique (Guy Morin)

AUX SOURCES DU PSYCHÉDÉLIQUE

« Dans un monde où la nouvelle drogue est la consommation à outrance des virtualités du cyberespace électronique, Aux sources du psychédélique est un livre important qui nous rappelle que les premiers visionnaires d’une conscience planétaire écologique ont été les hippies des années soixante. On y apprend également que l’expérience psychédélique a donné naissance aux premiers "human-be-in" où l’art canalisait le vertige d’être ensemble à partager la joie de vivre. À cette époque, il n’y avait pas d’écran entre les humains solitaires tentant de se brancher sur les satellites de l’informatique. Dans les "communes", on entrait directement en communication par la chair et par l’esprit. On se branchait sur l’infini. On prenait le temps d’être. "Vivre et laisser vivre" était un principe humanitaire et sacré. »
Extrait de la préface écrite par Raôul Duguay pour le livre Aux sources du psychédélique de Guy Morin, publié par Les presses de l'Université Laval, collection Paradis artificiels, 2008.

Texte intégral de la préface



Aux sources du psychédélique (Préface de Raôul Duguay)

    Préface de Raôul Duguay : Aux sources du psychédélique (Guy Morin)
    Dans les années soixante, la révolution tranquille évacuait la religion du pouvoir civique et amorçait le passage d’une société rurale à une société moderne. En même temps, la jeunesse québécoise expérimentait une révolution neurologique qui allait changer sa perception de la réalité et modifier sa conception de la société. À cette époque, l’absorption d’un simple petite goutte de LSD, branchait subitement l’expérimentateur sur un autre monde. Grâce à l’expérience psychédélique, qui permettait la « dissolution de l’ego » et faisait émerger le sentiment de la fusion avec toute la création, être branché voulait dire être conscient de l’amour universel et avoir la « certitude d’une unité absolue avec tout ce qui est vivant ». Le LSD était un orgasme de l’esprit.

    À l’heure de la révolution numérique, du triomphe de la technologie, du miroitement de l’illusion de l’instantanéité universelle du partage via le Face book, qui n’est pas branché sur le cyberespace ne vit pas vraiment dans ce monde. À l’heure où le destin de l’humanité se résume au choix entre le profit et la vie, entre l’avoir et l’être, retourner Aux sources du psychédélique ne fut pas pour moi le simple souvenir d’une époque révolue où Toulmond, chantait avec les Beattles : All you need is love.

    Bien que très brève, l’expérience psychédélique que j’ai vécue a changé ma vie. Étudiant en philosophie à l’Université de Montréal, j’étais en quête d’absolu. Comme l’absolu ne peut qu’être ressenti et qu’il transcende la raison, ce n’est qu’en prenant mon premier « buvard d’acide » et en écoutant Lucy in the Sky with Diamonds des Beattles que j’ai vécu l’absolu, ce sentiment que tout est un, que touttt est dans touttt. J’avais l’impression de voir à travers la matière, l’esprit qui en est la substance, de voir la structure subatomique des choses et d’entendre battre partout le cœur de la vie. Il m’apparaissait clair que tout dans l’Univers chantait l’amour. Bien sûr, pour toute personne n’ayant pas vécu cette expérience, je ne vivais plus dans ce monde. Et pourtant, il m’était donné de rêver les yeux ouverts, d’ouvrir toutes grandes les portes de l’imagination créatrice, de faire « l’expérience de l’essence, celle de la transcendance du temps et de l’espace, caractéristique de l’expérience mystique ». Et cela donnait un autre sens à mon existence. J’avais le sentiment que ma vie ne m’appartenait pas, mais plutôt, que j’appartenais à la Vie. En cela consistait la véritable renaissance.

    Sur le plan sociopolitique, avec les adeptes du LSD, beatniks et hippies, renaissaient les valeurs humanistes (respect de la vie, dignité humaine, pacifisme, fraternité, partage des biens) qui contredisaient le rêve rose de l’individualisme capitaliste pour lequel « la seule voie pour atteindre le bonheur » consistait dans la production et la consommation de biens matériels. Alors que sévissait la guerre au Viêt-Nam, à la place des balles, les hippies, refusant d’aller combattre, prônant que « la vie doit être vécue par plaisir et non par nécessité », mettaient des fleurs dans les canons des fusils et chantaient Peace and Love.

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est à la suite de mon expérience psychédélique, que j’ai vécu ma révolution vraiment spirituelle. Certes, le LSD est un accélérateur de connexions neurologiques, un amplificateur de la perception sensorielle, mais ses effets sont éphémères. C’est en le remplaçant par la méditation et par des techniques de respiration que j’ai connu une véritable et continue expansion de conscience. La plus forte, la plus naturelle et la plus bienheureuse des drogues est le contrôle de l’oxygène dans le cerveau. Aujourd’hui, en tout temps, en tout lieu, je peux avoir accès à la source de tout ce qui est sans l’aide d’aucun hallucinogène.

    Dans un monde où la nouvelle drogue est la consommation à outrance des virtualités du cyberespace électronique, Aux sources du psychédélique est un livre important qui nous rappelle que les premiers visionnaires d’une conscience planétaire écologique ont été les hippies des années soixante. On y apprend également que l’expérience psychédélique a donné naissance aux premiers « human-be-in » où l’art canalisait le vertige d’être ensemble à partager la joie de vivre. À cette époque, il n’y avait pas d’écran entre les humains solitaires tentant de se brancher sur les satellites de l’informatique. Dans les « communes », on entrait directement en communication par la chair et par l’esprit. On se branchait sur l’infini. On prenait le temps d’être. « Vivre et laisser vivre » était un principe humanitaire et sacré.

    Raôul Duguay


2018 : CRÉER — L’été des rencontres improbables


Le point et l’infini
14 juillet, 14 h
Centre d’art Diane-Dufresne à Repentigny
20 $ par adulte
Inscription requise au 450 470-3010

Guidés par Raôul Duguay, créez une œuvre unique à l’aide de poinçons et de tubes d’acrylique.
Site Web de l’événement


Les 50 ans de carrière de Raôul Duguay célébrés aux Festifolies 2018


Détails sur le site des Festifolies.
Extrait d'une vidéoprojection de l'artiste Laurence Grandbois Bernard réalisée à partir de tableaux de Raôul Duguay.
Version intégrale à voir pendant l'exposition Étoiles en fleurs à la Galerie des Festifolies!


Raôul Duguay, toile vivante


Pierre Dury, l'un des photographes les plus importants du Kébèk, préparant son exposition Les Années Libres au Centre d'art Diane-Dufresne à Repentigny (jusqu’au 14 janvier 2018), a choisi Raôul Duguay pour faire partie de sa collection de personnages qui ont marqué le Kébèk. Voulant offrir une image de lui-même en lien avec sa créativité, Raôul s'est déguisé en toile vivante en peignant son costume de scène. 


Raôul Duguay déguisé en toile vivante.


ACTIVITÉS EN OCTOBRE ET NOVEMBRE 2017

  1. Raôul Duguay est l'invité du mois d'octobre 2017 à l'émission Médium large à Radio-Canada Première. Tous les lundis, mardis, mercredis et jeudis du mois, à 10 h 06 après les nouvelles, Raôul parlera de sujets qui l'intéressent avec Catherine Perrin. 

  2. Les 6, 7 et 8 octobre 2017,  Raôul, en tant que collaborateur au livre de Louise Thériault intitulé, Raôul Duguay, l'arbre qui cache la forêt, récemment paru aux Éditions du CRAM, est l'un des auteurs invités au Salon du Livre de la Péninsule acadienne à Shippagan (Nouveau-Brunswick). 

  3. Raôul sera également auteur invité au Salon du Livre de Dieppe (Nouveau-Brunswick) les 19, 20, 21 et 22 octobre 2017

  4. Les 3, 4 et 5 novembre 2017, Raôul sera le poète à l'honneur au Pavillon de la poésie du Salon du Livre de Rimouski

  5. Au Salon du Livre de Montréal, Raôul fera des séances de signatures toute la journée, les 17, 18 et 19 novembre 2017, dès 9 h.


Raôul Duguay s'associe à la Brasserie Belgh Brasse

Portes ouvertes à la Brasserie Belgh Brasse
Amos - 28 mai 2016



Moi j’viens d’l’Abitibi
Moi j’viens d’la’Bittt à Tibi
Moi j’viens d’un pays qui est un arbre fort
Moi j’viens d’un pays qui pousse dans le Nord.

Abitibi, Abitibi mes amours. Amos, Amos, mon Alma Mater
Amos, c’est ici que j’ai fait mon cours classique, que j’ai appris à penser, à chanter, à jouer de la trompette et à écrire de la poésie.

Or c'est en Abitibi que j'ai appris à rêver en couleurs
En contemplant les plus beaux couchers de soleil
Or je suis d'ici
Dans la patrie chérie de ma tendre jeunesse
Or je suis d'ici
Et chacun de mes mots
Goûte le bleuet la noisette sauvage la merise amère
et parfois même y coulent l’or et le cuivre de mes rêves

Aujourd’hui, voici que la poésie crée une alliance avec l’industrie.

Aujourd’hui, nous assistons à l’heureuse rencontre de la culture et de l’économie, les deux ayant comme référents principaux, la nature et l’histoire.

Je suis très fier et heureux de m’associer avec la Brasserie Belgh Brasse, une entreprise devenue un fleuron de l’économie abitibienne. Créée en 2003 par le maître brasseur Jean-Louis Marcoux, alchimiste des saveurs. originaire de Belgique, la Brasserie Belgh Brasse, après avoir récolté 53 prix internationaux contribue largement au rayonnement de l’Abitibi et plus particulièrement de la ville d’Amos.

Je viens de signer une entente avec la Brasserie Belgh Brasse du Groupe Geloso. L’entente consiste dans l’utilisation commerciale du nom de ma chanson la plus populaire : La Bittt à Tibi. La première des raisons pour lesquelles j’ai accepté de prêter le nom de ma chanson à une marque de la Brasserie Belgh Brasse, c’est d’abord et avant tout le fait que l’intention de cette brasserie de même que le Groupe Geloso, est de rendre hommage aux pionniers et bâtisseurs de l’Abitibi.

Lorsque j’ai composé cette chanson, c’était pour témoigner du courage des « colons » de l’Abitibi et pour rendre hommage à ma mère venue de l’Acadie et qui a élevé onze enfants, de même qu’à mon père, venu de Gaspésie, musicien et tailleur, arrivé à Val d’Or en 1936, et qui a fait danser en « liberté » l’Abitibi, au son de son violon.

La deuxième raison et non la moindre, c’est l’eau pure avec laquelle sont créées toutes les bières de la Brasserie Belgh Brasse. On sait que les merveilleux paysages de l’Abitibi ont été façonnés par le passage des glaciers dont les eskers sont les résidus. Or, la ville d’Amos est approvisionnée en eau à partir d’une formation géologique souterraine appelée Esker, qui permet de filtrer les impuretés contenues dans les précipitations naturelles, donnant ainsi une eau d’une pureté unique au monde. On sait que l’eau de l’esker St-Matthieu-Berry dans la municipalité d’Amos a été déclarée « meilleure eau municipale », au concours international de dégustation d’eau de Berkeley Spring aux États-Unis.

Selon Jean-Louis Marcoux, l’eau de l’esker d’Amos contribue à la qualité exceptionnelle des bières Mons, de type belge, produites par la brasserie.

La troisième raison pour laquelle une nouvelle bière s’appellera La Bittt à Tibi est la qualité alimentaire et nutritive de ses ingrédients provenant directement du sol abitibien et, dans la mesure du possible, cultivés par des producteurs locaux.

La quatrième raison de m’associer à la Brasserie Belgh Brasse, dont la présidente est madame Linda Geloso, est son importance sur le plan de l’économie régionale. Ma rencontre privilégiée avec Monsieur Aldo Geloso, président du Groupe Omni, qui est un entrepreneur très innovateur et très gentil m’a fait constater combien il a le don de qui s’entourer d’une équipe solide, solidaire, compétente et respectueuse des traditions artisanales. Grâce à Monsieur Geloso, qui tient à ce que chacune des bières qu’il distribue ait une histoire, bientôt, nous pourrons non seulement chanter et danser sur La Bittt à Tibi, mais nous pourrons la boire jusqu’à la dernière goutte et jusqu’à la lie.

L’histoire de cette chanson ? En 1966, le Quartier latin, journal des étudiants de l’Université de Montréal où j’étudiais la philosophie, m’avait demandé de brosser le portrait de l’économie de l’Abitibi. Bien sûr l’économie spécifique à une région contribue à définir son identité. Mais c’est surtout sa dimension culturelle qui met un peuple sur la carte.

La Bittt à Tibi met en effet en lumière quelques traits caractéristiques de mon pays natal dont l’histoire amérindienne a 8 000 ans : la forêt boréale, les lacs, les mines d’or, les bancs de neige, les bleuets, les épinettes, les bouleaux jaunes, emblèmes de l’Abitibi. J’avais oublié les pierres de fée que l’on peut trouver sur les rives de la rivière Harricana dont l’appellation originelle est « la rivière aux biscuits » parce que la forme des pierres de fée rappelle celle des biscuits.

Bien sûr, La Bittt à Tibi, enregistrée pour la première fois en 1975, et chantée par une dizaine de groupes et chorales du Québec, est l'arbre qui cache la forêt de mes mots. Je l’ai chantée plus de 3 000 fois dans ma carrière. C’est donc pour moi, un honneur, une fierté et une joie, de prêter l’appellation LA BITTT À TIBI à une marque de bière de la Brasserie Belgh Brasse et de rendre ainsi hommage à tous les habitants de mon pays natal.. Espérons que la bière La Bittt à Tibi sera la 54ième médaille de la Brasserie Belgh Brasse !

Je suis d'un pays qui n'en finit plus de renaître. Si le mot « Abitibi » en algonquin signifie « partage des eaux », voilà une bonne occasion de partager les beaux moments de notre vie collective et de faire flotter nos molécules de plaisir en buvant LA vraie bonne bière : La Bittt à Tibi.

Raôul Duguay
27 mai 2016


Spectacle-conférence de Raôul Duguay à Québec

Théâtre Petit Champlain, Québec
13 octobre 2016

Les années 1970 : entre fleurs et fusils.

Présentation

Dans les années ‘70, Raôul Duguay chantait : « Touttt est dans touttt, touttt est au bouttt » et les hippies proclamaient faites l’amour et non la guerre en mettant des fleurs dans les canons des fusils. Ainsi a commencé la contreculture.

Image emblématique de cette époque florissante, Raôul Duguay parlera des événements qui ont marqué les années 1967-1975 : l’affirmation de la nation québécoise sur la scène internationale lors de l’Expo 67; la création des premiers cégeps et du mouvement indépendantiste; les drogues et la révolution sexuelle; le pop art, le jazz et le rock’n’roll; la spiritualité orientale et le retour à la terre; le cinéma et le psychédélisme, la société de consommation, la liberté et l’humanisme.

Accompagné d’un pianiste, Raôul Duguay chantera quelques chansons composées à cette époque telles Le Voyage, La Bittt à Tibi, Les Saisons. Il interprétera également quelques chansons d’autres auteurs-compositeurs.


L'essence de la vie

Article rédigé par Raôul Duguay, publié dans la revue Caribou, printemps 2016


L'imaginaire - Conférence WWW2016


Rencontre de Raôul Duguay avec l'Académie québécoise de 'pataphysique


Le pont entre générations et nations

Fête nationale du Kébèk
24 juin 2015 (Quartier Latin - Montréal)


Kébékoises Kébékois
Joyeuse 181 ième Fête nationale!
Dans tous les quartiers de Montréal
Comme le Kébèk est beau
Quand il tient bien haut son drapeau
Et plus particulièrement ici dans le Quartier latin
Où notre culture est un festin

Aujourd’hui dans nos villes et dans nos villages
Nous sommes 8 millions à célébrer avec fierté
La beauté de notre identité
Et celle de nos heureux partages
Je suis un citoyen de Saint-Armand-les-Vents
Dans le comté de Brome-Missisquoi
Je suis un Kébékois
Universel et indépendant

Petite étincelle dans ce grand feu de joie
Je suis venu monter en amour avec vous Kébékoises et Kébékois
C’est dans nos cœurs et dans nos esprits
Que nous portons notre patrie chérie

Notre cœur est aussi grand que notre territoire
Notre cœur est aussi grand que notre histoire
Notre soif est aussi grande que le Saint-Laurent
L’amour de la patrie, nous l’avons dans le sang

Pères, mères, grands-pères, grands-mères
Et vous, chers ancêtres qui avez survécu à vos misères
Vous, qui avez fait naître notre nation
À partir de vos rêves et de vos passions

Vous, générations d’antan
Vous êtes toutes demandées au parloir
Le temps est venu de communiquer avec vos enfants
D’allumer dans leurs cœurs le feu sacré de l’espoir

Le dialogue entre les générations
Est le tremplin de l’évolution
Des entreprises qui véhiculent et protègent notre culture
Comme de celles qui assurent l’économie de notre futur

La liberté commence par l’éducation
La coéducation des générations
Voilà la victoire de la véritable démocratie
Voilà la gloire d’une authentique humanité

Lorsque jeunes et moins jeunes sont réunis
Ils se donnent mutuelle propulsion
Vers une plus grande liberté
Dans la bonté et dans la dignité

Nous sommes ce qui nous survit
Toute génération se définit
En se différenciant de celle qui la précède
Mais ce sont le partage et l’entraide
Qui créent la solidarité intergénérationnelle
Et donnent à notre nation une dimension universelle

Partout sur notre planète d’autres peuples découvrent
La puissance et l’abondance de notre génie créateur
Les portes de tous les pays du monde s’ouvrent
Pour accueillir et jouir des fruits de notre labeur

Ici au Kébèk notre patrie chérie
Nous apprenons ensemble à vivre notre vie
Des gens d’ici et des gens venus d’ailleurs se côtoient
Toute personne habitant au Kébèk est Kébékoise ou Kébékois

Que vous soyez Français, Anglais, Russe ou Chinois
Indien, Autochtone, Africain, Allemand, Belge ou Haitien
Mexicain, Américain, Portugais Vietnamien ou Italien
Vous êtes toutes et tous des Kébékoises et des Kébékois
Chacune et chacun dévoile les richesses de sa culture
Entre nos cultures, il n’y a plus de clôtures

La richesse de l’humanité
Réside dans sa diversité
L’unité dans la diversité
Est toujours promesse de prospérité

C’est le pouvoir de la volonté d’une nation
Qui rend possible sa libération
C’est à nous de décider :
Perpétuelle dépendance ou indépendance

La première liberté est de vouloir pouvoir savoir
Parler à qui l’on veut, où l’on veut, quand on veut
Comme on veut, de ce que l’on veut
Dans la langue du Kébèk

Parler en français pour exprimer
À l’oreille du monde entier
L’essence de notre existence
La spécificité de notre présence

Chanter en français pour exprimer
L’intensité de nos émotions
La grandeur de nos pensées
Et les couleurs de notre nation

C’est dans la langue française que le Kébèk vibre
Mais aucun être humain n'est vraiment libre
S’il ne peut lire ni écrire son propre nom
Au Kébèk une personne sur cinq est analphabète
Et tout le tour de cette planète
Une personne sur deux signe son nom par une croix

Sans la souveraineté de sa langue une nation
Ne peut évoluer vers la clarté de son identité
Notre patrimoine, nos coutumes, nos traditions,
Nos symboles, notre environnement, nos valeurs
Constituent l’héritage des ancêtres qui nous ont élevés
À la hauteur des rêves qui feront notre bonheur

Chacun chacune de nous est le Kébèk
Belle journée pour se donner des beaux becs
Monter en amour avec notre patrie
Se souvenir de notre ultime désir :
DEVENIR UN PAYS


Raôul Duguay (juin 2015)


Rassemblement - Journée mondiale de l'eau le 22 mars 2015


Pourquoi j'aime Radio-Canada


Artistes pour la Paix - Hommage à Dolorès Duquette


Concert bénéfice à Saint-Césaire


Raôul Duguay aux Rencontres insolites d'Impératif français


Impératif français - Campagne de promotion de la francophonie, de financement et de recrutement 2014-2015


Raôul Duguay reçoit le 'Prix Eddy Marnay Excellence de l’imaginaire' de la Fondation SPACQ

Neuvième remise des prix de la Fondation SPACQ
(Société Professionnelle des Auteurs et des Compositeurs du Québec)

Prix Eddy Marnay Excellence de l’imaginaire  
commandité par les Productions Feeling et présenté par Patrick Angelil 

Je représente aujourd’hui Céline Dion et René Angelil des Productions Feeling. Céline et René savent très bien combien il est important d’apporter leur soutien aux artistes qui, grâce à leur sensibilité, à leur imagination et à leurs talents, créent de magnifiques chansons et autres oeuvres d’art significatives. Sans ce soutien, notre culture s’appauvrit et le show-business, moribond, perd son âme. C’est pourquoi ils sont extrêmement fiers, encore une fois cette année, de pouvoir agir en commanditant un auteur-compositeur québécois.

Cette année, le Prix Eddy Marnay, attribué pour l’excellence de l’imaginaire, revient à l’omnicréateur Raôul Duguay, un personnage haut en couleur, un incontournable, un original. Poète, philosophe, auteur, compositeur, chanteur, metteur en scène, peintre, sculpteur, cinéaste, animateur, Raôul Duguay continue de nous impressionner par la variété de ses talents.

À ma connaissance, au cours de leurs carrières respectives, je ne crois pas que les chemins de M. Duguay et ceux de Céline et René se soient croisés… Malheureusement…

Mais puisque ce prix souligne l’excellence de l’imaginaire, on pourrait imaginer dans un futur assez proche, disons dans cinq ans, à Québec, dans un nouvel aréna, à l’occasion du septième match de la finale de la coupe Stanley… on pourrait imaginer que Céline Dion soit invitée à chanter les hymnes nationaux des équipes finalistes.

Dans ce cas hypothétique, elle devra d’abord entonner l’hymne national des visiteurs, le ô Canada des Maple Leaf de Toronto, pour ensuite entonner fièrement l’hymne national de la nouvelle équipe locale, le ô KÉBÈK, hymne magnifique écrit par nul autre que Raôul Duguay… Pourquoi pas?…

Patrick Angelil, 23 septembre 2014



Mon ami Raôul – luôaR yauguD - Duguay 

Raôul Duguay est :
Poète, écrivain, auteur, humaniste, musicien, trompettiste, guitariste, claviériste, chanteur, troubadour, essayiste, journaliste, philosophe, peintre, inventeur, visionnaire, cinéaste, conférencier, animateur, compositeur, politicien, conteur, esthète, menuisier, vulgarisateur, vedette, homme de théâtre, métaphysicien, sculpteur, pionnier, électricien et… entertainer Cosmique !

Raôul Duguay est un Monument Culturel, une Force de la Nature, un Phare dans le Brouillard.

Raôul Duguay est Unique, Inimitable et Inclassable.

Raôul Duguay est… le Dernier des Mohicans !

Ce « personnage » démesuré et infatigable -- malgré ses 75 ans -- est l’incarnation même de l’idéal de la Renaissance qui rêvait de l’homme « nouveau », curieux, érudit, sensible, intelligent, pacifiste, tout imprégné de Science et de Spiritualité.

De Nanaimo (sur l’Ile de Vancouver) à St-Jean de Terre-Neuve, de Windsor à Iqualuit au Nunavit, l’on peut à juste titre remercier Dame Nature d’avoir créé les « conditions favorables » à l’émergence d’un Chantre aussi Sublime de la Glorification de l’Esprit Créateur.

Libre, débridé, aventureux, à la fois inquiet et drôle, il m’apparaît de toute évidence le récipiendaire idéal du Prix Eddy-Marnay 2014 de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ).

Rendons-lui (enfin…) grâces et remercions-le chaleureusement de toutes ces années -- dont certaines souvent difficiles -- passées à contribuer artistiquement à notre patrimoine national, le légat d’une existence entièrement dévouée à la recherche de la Beauté dans un monde meilleur -- non seulement pour ses compatriotes -- mais également pour l’ensemble de l’Humanité.

N’est-ce pas là, la véritable Destinée de tout être humain ?

Merci Raôul… ton ami,
Walter Boudreau,
33 septembre 2014


MERCI

J’étais l’enfant d’un siècle fou. J’avais la tête pleine d’oiseaux.
J’étais une fleur à cueillir. Je construisais de beaux châteaux
J’avais pour moi l’éternité pour vider la mer dans un petit trou.
Je me saoulais de liberté. Et je réinventais la roue.
Le royaume de mon imaginaire était partout.

Je me souviens encore des mots de ma mère : Mon petit Raôul 
si tu veux devenir poète, mange ta soupe à l’alphabet.
Et de ceux de mon père : La poésie fait rarement vivre un homme. 
Mange donc autant de chiffres que de lettres.

On dit qu’une image vaut mille mots.
Mais pour le poète, un mot vaut mille images.
Images qui font rêver, qui font vibrer le monde.

Heureusement, aujourd’hui, grand merci à Eddy Marnay, à la Fondation SPACQ et à Patrick Angelil des Productions FEELING, qui reconnaissent dans les mots de mes chansons l’excellence de mon imaginaire. Grand merci aussi à Walter Boudreau, directeur artistique et chef de la SMCQ, qui vient de me faire une superbe fleur en me rendant un vibrant hommage.

Toute culture est fondée sur les symboles qui émanent de l’imaginaire de ses créateurs. Créer, c’est changer le monde en se donnant une identité. Toute chanson est l’écho de la philosophie des temps. Pont entre rêve et réalité, l’imagination créatrice sans cesse réinvente le monde.

Parce que touttt est dans touttt et que touttt est au bouttt.

MERCI

Raôul Duguay
23 septembre 2014


Raôul Duguay, omnicréateur québécois, force claire, passionnée, agissante : « Peindre m’est urgence »

Une chronique de Lise F. Meunier  
parue dans le journal Le Tour, été 2014, vol 31, no 4.
En roulant vers l’atelier de Raôul Duguay, j’avais le bonheur d’admirer un coin de pays printanier. L’artiste m’attendait au soleil; notre conversation s’amorça en commentant des œuvres qui habitent les pièces menant jusqu’à son atelier. Plusieurs toiles de la production en cours sont déjà en pré-exposition : un hymne à la beauté de l’arbre, sa symbolique, ses saisons.
« L’art est un arbre. La créativité est un arbre. Toutes les branches de l’art s’appellent et se  répondent. Tout est interconnecté, en correspondance avec tout. Bref, comme le disait le philosophe présocratique Anaxagore : touttt est dans touttt. ».
Dehors, dans « l’atelier de sculpture », inondé de lumière, nous tournons d’abord autour de « Mon propos » :
« La beauté du monde est en péril. Les éléments essentiels à la vie, pollués par la pensée mercantile, sont devenus très fragiles. J’entends le cri de l’eau, celui de l’air et celui de la terre et peindre m’est urgence»   Et l’artiste commente : « Il est toujours urgent de créer; c’est un tremplin et sans cela, ça va mal! ».
Raôul Duguay, autodidacte en peinture, comme en musique présente un cv à dix-huit « chapeaux »! Poète-philosophe, auteur, auteur-compositeur, idéateur, directeur artistique, formateur et conférencier, peintre et sculpteur, … comédien, pédagogue, critique littéraire, animateur des ateliers La voie de la voix, professeur de philosophie et d’esthétique (Université de Montréal, Cégep de Maisonneuve), porte-parole EAU SECOURS!  « Rêveur réveillé…humaniste engagé » à témoigner de la beauté du monde envers et contretouttt.
« …La trajectoire de sa pensée et de sa créativité a pour objectif une constante : l’unification de l’art, de la science et de la conscience. Raôul Duguay a gardé de son pays natal (Val d’Or, en Abitibi), la nécessité de vivre dans la nature. » LA meilleure source! « En l’occurrence, ce que me donne la peinture que ne me donne pas tout le reste de ma créativité multidisciplinaire, c’est d’abord de m’apprendre à voir avec mes mains. »
Il explicite alors les deux voies de sa démarche: les compositions structurées, qui m’apparaissent comme des vibrations; nouveau pointillisme, réalisé aux poinçons, avec une attention « zen »; c’est la voix longue : l’intuition préside au choix des couleurs, le rationnel met en scène. Les bulles, de grosseurs variées s’animent dans un arbre, un buisson de fleurs,  ou une abstraction, avec des dominantes de rose, turquoise, rouge ; titres évocateurs : « Aux deux pôles de mon être, la même promesse : fleurir », « Vertige vert », « Aller gazouiller dans les prés », « Danse tzigane ».  « Nordicité », le thème des bouleaux, illustrait déjà la voie longue et l’évolution du message, de la verticalité à la chute vers la mort et la renaissance.
Deuxième voix plus spontanée, plus courte : celle du défi, de la réaction (les fleurs-réponses à l’hiver). Le concept de l’arborescence, ce qui grandit, dans l’exagération porteuse d’imprévus, traduit dans un « art synthétique: tout …en même temps : le geste, le choix des couleurs, la direction des courbes et des droites, l’épaisseur qui définit le relief…savoir quand partir, … quand s’arrêter...Création pure... Touttt est possible! » Et les titres s’allument : « À l’aube les étoiles…, Herbes folles, 2007, Vertiges, 1998, Du plus profond de mes racines, fleurir, fleurir, fleurir, 2010 ».
Merci, merci Raôul Duguay!